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Sursis sur les tarifs: Québec retient toujours son souffle

Le gouvernement Fréchette pourrait bientôt pousser un soupir de soulagement si l’on se fie aux signaux provenant de Washington en fin d’avant midi.

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Droits de douane: Fréchette attend un portrait complet de la situation La première ministre Christine Fréchette réagit au sursis de trois jours pour l'imposition de nouveaux droits de douane et les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis.

Le gouvernement du Québec navigue toujours à vue dans l’épineux dossier de nouveaux tarifs que pourrait imposer le président américain Donald Trump, qui a offert un sursis de 72 heures à Ottawa tard mardi soir.

La première ministre Christine Fréchette a joué de prudence mercredi, quelques heures après l’annonce du report de la date de l’imposition de tarifs douaniers de 50%.

«Les négociations sont toujours en cours et vous comprendrez qu’on n’a pas le portrait complet donc ce n’est pas possible pour nous de se positionner», a lâché l’élue en mêlée de presse à Québec mercredi, soulignant ne pas pouvoir se prononcer clairement sur l’état de la situation à l’heure actuelle.

Elle a toutefois précisé que son gouvernement était «en discussion constante avec le fédéral» et qu’on avait clairement fixé quelles sont «les lignes à ne pas dépasser» par le gouvernement Carney.

À cet effet, la première ministre a réitéré que Québec est inflexible sur l’enjeu de la gestion de l’offre ainsi que la protection de la culture et de la langue.

«Les entreprises ont besoin de stabilité, elles ont besoin de confiance [...] On s’attend à ce qu’il y ait une réduction des tarifs qui sont déjà appliqués.»

—  Christine Fréchette

Son ministre des Finances, Eric Girard, a assuré que des programmes d’aides pour les entreprises étaient prêts si nécessaire.

«On est toujours prêt pour aider nos entreprises. On ne ferait pas notre travail, on ne prendrait pas nos responsabilités, si on n’était pas prêt à aider dans la possibilité de scénarios difficiles», a-t-il affirmé.

Le ministre des Relations internationales, Christopher Skeete, a pour sa part aussi fait preuve de prudence.

«Il y a des propositions qui sont placées sur la table à tout moment et qui sont enlevées à tout moment, donc on ne sait pas où est-ce que le fédéral va aboutir en bout de ligne», a-t-il dit.

Des signaux positifs

Le gouvernement Fréchette pourrait bientôt pousser un soupir de soulagement si l’on se fie aux signaux provenant de Washington en fin d’avant midi.

Les négociateurs respectifs des deux pays, le ministre canadien Dominic Leblanc et le représentant américain au commerce Jamieson Greer, se sont félicités des progrès effectués lors des dernières heures.

Le président Donald Trump a parlé d’une «très bonne entente pour les deux parties» alors que MM. Greer et Leblanc ont indiqué qu’on travaillait à «finaliser les textes et les documents».

Le ministre LeBlanc a précisé que le «système de gestion de l’offre demeure entièrement» lorsqu’il a été questionné sur de possibles concessions. Il n’a pas spécifié si des changements étaient apportés aux quotas concernant les produits laitiers.

«On a maintenu notre ligne dure sur la protection de la gestion de l’offre et je suis très confiant», a-t-il déclaré.

Le premier ministre canadien Mark Carney présidera une réunion du Cabinet à Ottawa à 15 h (heure de l’Est), suivie d’une rencontre avec les premiers ministres provinciaux à 16 h 30. Les médias ont été exclus de ces deux réunions.

Le contenu exact de l’entente n’avait pas été rendu public au moment d’écrire ces lignes.

Avec de l’information de La Presse canadienne