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Sommet Canada-Union européenne: Pascal Paradis déplore que les demandes du Québec «n’ont pas été écoutées»

Le Québec doit «faire connaître ses positions» aux pays de l’Union européenne, a lancé M. Paradis.

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Sommet Canada-Union européenne: Pascal Paradis déplore que les demandes du Québec «n’ont pas été écoutées» Le diplomate et négociateur en chef Pascal Paradis dit avoir «bon espoir» que le Québec soit représenté à la table d’honneur au sommet Canada-Union européenne, et ce, bien que le premier ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon, brille par son absence.

Le diplomate et négociateur en chef Pascal Paradis dit avoir «bon espoir» que le Québec soit représenté à la table d’honneur au sommet Canada-Union européenne, et ce, bien que le premier ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon, brille par son absence.

Présent en marge de l’événement, M. Paradis martèle que l’absence du chef du Parti québécois (PQ) est légitime, puisqu’il estime que les demandes du gouvernement du Québec au premier ministre Mark Carney «n’ont pas été écoutées».

Aux yeux de l’ex-député péquiste, le Québec doit avoir une voix et doit avoir droit à un discours lors de l’événement, qui se déroule à Montréal. Or, «ça nous a été refusé», a dénoncé M. Paradis.

De son côté, M. Carney soutient avoir invité «PSPP» à la table des présidents aux côtés du président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Questionné à ce sujet, M. Paradis rétorque que le Québec doit «faire connaître ses positions» aux pays de l’Union européenne. «Le Québec a sa propre voix sur la scène internationale», a-t-il ajouté.

Notons que les échanges commerciaux entre le Québec et l’Union européenne ont augmenté de près de 77 % depuis 2016 pour atteindre près de 44 milliards $ pour la catégorie des biens en 2025, selon les données de Statistique Canada.

Absent du Sommet, M. St-Pierre Plamondon a plutôt choisi de transmettre une lettre aux représentants des États européens participants pour les mettre en garde contre le risque de conclure une entente sans l’accord du Québec.

Rappelons qu’à l’origine, l’UE visait à accorder au Canada un statut inédit de membre associé, mais il semble que des réserves ont été soulevées par des pays membres de l’UE.

Mais dans un message transmis à son arrivée au Canada mercredi soir, Mme von der Leyen affirme bel et bien que «l’ambition» est d’attribuer au Canada le statut de «membre associé».

Ce sommet vise à renforcer le partenariat politique entre le Canada et l’UE et en ce début de «processus formel», ce souper permet d’«établir des relations personnelles» et des «conversations informelles plus directes», a fait valoir M. Carney mercredi matin à l’intention de son homologue du Québec.

- Avec de l’information de La Presse canadienne