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Référendum: Mark Carney s’adresse aux Albertains à l’occasion de son message de l’Action de grâce

À seulement sept jours du référendum, M. Carney se rendra en Alberta cette semaine.

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Référendum: Mark Carney s’adresse aux Albertains à l’occasion de son message de l’Action de grâce Le premier ministre Mark Carney tend la main aux Albertains à une semaine du référendum qui pourrait mener à la séparation de la province à l’occasion de son message de l’Action de grâce.

Le premier ministre Mark Carney a profité de l’Action de grâce pour s’adresser aux Albertains en vue des élections. Il demande aux électeurs d’opter pour l’unité canadienne et la prospérité.

À une semaine d’un référendum décisif sur l’avenir de l’Alberta au sein du Canada, Carney lance l’un de ses appels les plus pressants à ce jour pour que la province reste au sein du pays.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Dans un message vidéo diffusé lundi matin sur les réseaux sociaux, le premier ministre affirme que le Canada est confronté à des menaces croissantes dans un monde en mutation.

«On ne peut pas bâtir de grandes choses sur des lignes de fracture. Et nous devons reconnaître que le monde a changé. Le Canada est confronté à de réelles menaces qui pèsent sur notre économie, notre sécurité et notre mode de vie», a lancé M. Carney.

«Nous devons être forts, et nous sommes plus forts ensemble », ajoute-t-il. «Des générations d’Albertains ont contribué à bâtir ce pays. Il est à vous, il est à nous, et il vaut la peine de se battre pour lui.»

Ces remarques comptent parmi les commentaires les plus directs de M. Carney à ce jour concernant le référendum du 19 octobre.

Jusqu’à présent, le premier ministre s’était principalement concentré sur des changements politiques visant à répondre aux griefs de longue date de l’Alberta à l’égard d’Ottawa et du gouvernement de l’ancien premier ministre Justin Trudeau.

Ces changements comprennent la suppression de la taxe carbone sur la consommation instaurée sous Trudeau, le soutien à un oléoduc vers la côte ouest et des mesures visant à revoir les réglementations environnementales que la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a accusées de décourager les investissements et de coûter des emplois.

«Il a modifié certains aspects de sa politique économique, de sa politique climatique… toutes ces choses dont Danielle Smith se plaignait auparavant», explique Lori Turnbull, professeure de sciences politiques à l’Université Dalhousie.

Elle ajoute: « Carney s’est attaqué à ces problèmes, alors même que d’autres, y compris au sein de son propre parti, ont remis en question son engagement envers les objectifs climatiques.»

L’ancien premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a repris ce message économique dimanche lors d’un entretien avec CTV.

Kenney affirme qu’il exhorte les Albertains à «profiter de la dynamique créée par ces nouveaux pipelines, ces nouveaux projets de GNL, ces nouveaux investissements en cours, et un gouvernement fédéral qui semble enfin à l’écoute de l’Alberta».

«Une alternative viable»

La semaine prochaine, les Albertains se prononceront sur dix questions référendaires, dont certaines ont un caractère constitutionnel et d’autres non.

C’est la dixième question qui retient le plus l’attention. Elle demande aux électeurs s’ils souhaitent que l’Alberta reste une province du Canada ou s’ils préfèrent organiser un référendum sur la sécession.

Les sondages indiquent que la plupart des Albertains choisiraient de rester au sein du Canada. Mais certains craignent que les « fédéralistes frustrés » ou les « séparatistes modérés » — ces électeurs qui ne souhaitent pas nécessairement l’indépendance, mais veulent envoyer un message à Ottawa sur la manière dont les préoccupations de la province ont été traitées — puissent influencer le résultat.

Thomas Lukaszuk, ancien vice-premier ministre de l’Alberta et responsable de la campagne « Forever Canadian » en faveur de l’unité, rejette l’idée selon laquelle un référendum serait nécessaire pour faire passer ce message.

Il affirme qu’Ottawa a déjà pris acte des préoccupations de l’Alberta, soulignant l’attention nationale dont ont fait l’objet les enjeux albertains, la présence accrue de Carney dans la province et la récente coopération entre l’Alberta, les autres provinces et le gouvernement fédéral.

«Le fait que nous débattions de cette question dans les journaux télévisés nationaux», explique M. Lukaszuk, «le fait que le premier ministre passe plus de temps en Alberta que n’importe quel autre Premier ministre de notre génération, et que l’Alberta réalise actuellement de grandes avancées en collaboration avec les autres provinces et avec Ottawa.»

«C’est donc la dernière chose que nous souhaitons faire : compromettre cette relation particulière», ajoute-t-il. Mais les indépendantistes albertains affirment qu’il serait plus avantageux pour la province de choisir la deuxième option, qui consisterait à organiser un référendum sur la séparation.

«Je pense qu’après avoir remporté la majorité des voix en faveur de la deuxième option le 19 octobre, Ottawa sera en quelque sorte mise en garde : les Albertains disposent désormais d’une alternative crédible et viable, ce que nous n’avons jamais eu auparavant», déclare Tanya Clemens, coprésidente de Let Alberta Decide. «Nous aurons une option sur la table, et cela devrait les contraindre à nous proposer une offre très sérieuse pour nous inciter à rester au sein de la Confédération », ajoute-t-elle.

À seulement sept jours du référendum, CTV News a appris que M. Carney se rendra en Alberta cette semaine. Il en sera de même pour le chef conservateur Pierre Poilievre, qui a annoncé vendredi qu’il prononcerait son propre discours sur l’unité canadienne lors d’une conférence organisée par le réseau «Canada Strong and Free» le 16 octobre.