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Québec va de l’avant avec sa souveraineté numérique

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Québec va de l’avant avec sa souveraineté numérique Le Québec a fait un pas de plus vers sa souveraineté numérique vendredi alors que le ministre de la Cybersécurité et du Numérique.

Le Québec a fait un pas de plus vers sa souveraineté numérique vendredi alors que le ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Gilles Bélanger, présentait les grandes lignes de l’Énoncé de politique de souveraineté numérique et d’approvisionnement en technologie de l’information.

Le document contient une réflexion et des pistes d’action afin que le Québec puise exercer un contrôle «accru» sur ses infrastructures, ses données, ses logiciels et ses capacités d’innovation.

«De nos jours, les géants technologiques possèdent un ascendant crucial sur nos données sensibles, nos communications et nos infrastructures. Nos données sont notre culture, nos valeurs, notre économie et notre sécurité. Il est temps de se distancer de cette emprise croissante», a notamment commenté dans un communiqué, Gilles Bélanger.

«En privilégiant une souveraineté numérique basée sur le travail de nos entreprises locales et de nos TI, on s’assure de protéger nos données en construisant une frontière numérique face aux menaces d’aujourd’hui et de demain.»

—  Gilles Bélanger, ministre de la Cybersécurité et du Numérique

Parmi les orientations du gouvernement du Québec, on retrouve le fait de faire une plus grande place à l’hébergement des données au Québec, notamment par le Nuage gouvernemental du Québec (NGQ) et les centres de traitement informatique situés en sol québécois ou canadien.

Le plan de Québec pour atteindre la souveraineté numérique inclut aussi la création de centres de données souverains, la promotion accrue du logiciel libre et «l’inspiration des meilleures pratiques internationales en matière de gouvernance numérique et de cybersécurité».

Le gouvernement québécois propose aussi de maximiser l’impact économique des investissements gouvernementaux en TI.

Pour ce faire, Québec souhaite l’adoption d’un décret autorisant le ministère de la Cybersécurité et du Numérique à conclure un maximum de 40 contrats selon des conditions différentes de celles applicables en vertu de la Loi sur les contrats des organismes publics.

«Concrètement, cela signifie que certains contrats pour l’acquisition de matériel et de logiciels informatiques seront réservés à des entreprises situées sur le territoire du Québec ou du Canada, afin d’assurer que les données gouvernementales soient protégées, à l’instar des pratiques adoptées par plusieurs autres États».