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Québec solidaire veut un «superministre» pour lutter contre l’itinérance

Il y a 12 000 personnes en situation d’itinérance au Québec, selon les données gouvernementales.

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Québec solidaire (QS) propose de nommer un «superministre» de la lutte à l’itinérance, s'il remporte le pouvoir. La porte-parole de QS, Ruba Ghazal, photographiée lors d’une conférence de presse à Montréal le samedi 9 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE/G... Québec solidaire (QS) propose de nommer un «superministre» de la lutte à l’itinérance, s'il remporte le pouvoir. La porte-parole de QS, Ruba Ghazal, photographiée lors d’une conférence de presse à Montréal le samedi 9 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Graham Hughes (Graham Hughes/La Presse canadienne)

Québec solidaire (QS) propose de nommer un «superministre» de la lutte à l’itinérance, s’il remporte le pouvoir.

«Sincèrement, moi, je serais première ministre, je ne serais pas capable de dormir tant et aussi longtemps que je n’aurai pas réglé la crise», lance la porte-parole du parti de gauche, Ruba Ghazal, en conférence de presse, mardi, dans les installations de l’organisme PAS de la rue à Montréal.

Ce poste assurerait plus de cohérence dans les actions gouvernementales sur cet enjeu, affirme Mme Ghazal.

«Un super ministre, comme son nom le dit, c’est un ministre qui a beaucoup de pouvoir, qui va avoir des budgets et il va avoir, surtout, l’oreille de la première ministre.»

Il y a 12 000 personnes en situation d’itinérance au Québec, selon les données gouvernementales. Il s’agit d’une augmentation de 20 % depuis 2022.

Au cours de la conférence de presse, le porte-parole solidaire en matière de santé et de services sociaux, Guillaume Cliche-Rivard, a accusé le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) d’en avoir fait «trop peu, trop tard».

«Il faut arrêter d’accepter que des milliers de gens soient jetés à la rue chaque année, dénonce-t-il. Il faut que ça cesse. Parce que chaque année, on sort des gens de la rue, mais il y en a davantage qui se rajoutent.»

Les deux candidats solidaires ont organisé cette conférence de presse après avoir visité des organismes de lutte à l’itinérance à Montréal.

«On n’a pas le choix»

Présente à l’évènement, la directrice générale du Mouvement pour mettre fin à l’itinérance à Montréal (MMFIM), Michèle Chappaz, indique que les chefs des autres formations politiques ont également été invités à une visite.

«On est optimiste qu’ils vont accepter notre invitation et qu’ils vont tous venir, répond-elle. J’ai ma liste de visite toute prête, les dates, tout est prêt. Alors, je suis sûre qu’ils vont venir, oui.»

L’enjeu attire l’attention à l’approche de la campagne électorale, avec l’augmentation du nombre de personnes en situation d’itinérance et la hausse des prix des logements.

Les chefs des cinq principaux partis se sont engagés à créer un sommet sur l’itinérance en 2027 à l’initiative de l’ex-première ministre, Pauline Marois, qui les a tous rencontrés.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a annoncé plus tôt en août que le président et chef de la direction de la Mission Old Brewery, James Hughes, portera les couleurs de sa formation. M. Hughes a dirigé l’organisme dédié à briser le cycle de l’itinérance depuis 2020.

Pour sa part, le Parti Québécois (PQ) a affirmé qu’il ferait de la lutte à l’itinérance sa «priorité sociale numéro un». Son objectif est de réduire le nombre de personnes en situation d’itinérance de moitié en quatre ans.

Mme Chappaz croit que l’itinérance devient un enjeu incontournable pour quiconque aspire à gouverner le Québec. «Je pense qu’on n’a pas le choix, répond-elle. On est rendus là.»

Stéphane Rolland

Stéphane Rolland

Journaliste