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Québec investit dans la recherche et la formation de talents dans le secteur de l’IA

«L’IA est un moteur économique majeur et le Québec possède déjà une expertise reconnue à l’échelle mondiale», a dit Jean Boulet.

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Une personne passe devant l'enseigne du MILA-Institut de recherche en intelligence artificielle du Québec à Montréal, le mardi 12 novembre 2024. Une personne passe devant l'enseigne du MILA-Institut de recherche en intelligence artificielle du Québec à Montréal, le mardi 12 novembre 2024.

L’institut québécois d’intelligence artificielle, Mila, a reçu 36 millions de dollars de la part du gouvernement du Québec afin de consolider un réseau universitaire de calibre international en intelligence artificielle (IA) et continuer la formation de talents.

«L’IA est un moteur économique majeur et le Québec possède déjà une expertise reconnue à l’échelle mondiale», a fait savoir Jean Boulet, ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, ministre du Travail, ministre responsable de la Stratégie maritime et ministre responsable de la région de la Mauricie.

Cet appui du gouvernement provincial permettra à Mila de renforcer son rôle en tant qu’institut de recherche de classe mondiale, «lequel contribue à faire du Québec un chef de file en matière de développement éthique et responsable de l’IA» indique le communiqué.

La majorité des emplois touchés par l’IA, selon une étude Une étude de l’Institut de la statistique du Québec suggère que 60% de la population québécoise est exposée à l’intelligence artificielle (IA) au travail. Cela veut dire qu’une personne pourrait éventuellement voir son emploi être amélioré, transformé ou remplacé par la technologie.

«Avec son appui, le gouvernement du Québec renforce notre capacité à développer l’IA ici, au Québec, au bénéfice de nos priorités économiques et sociales», a dit Valérie Pisano, présidente et cheffe de la direction de Mila.

De plus, l’institut continuera d’accompagner les entreprises québécoises dans le développement et l’adoption de technologies liées à l’IA.

«En soutenant Mila, nous consolidons ce savoir-faire et nous nous assurons que les retombées de la recherche se traduisent concrètement en innovations dans nos entreprises, en emplois qualifiés et en croissance économique ici, au Québec.»

—  Jean Boulet, ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, ministre du Travail, ministre responsable de la Stratégie maritime et ministre responsable de la région de la Mauricie

«En soutenant Mila, nous affirmons notre volonté de faire rayonner Montréal comme métropole internationale de l’IA, tout en veillant à ce que son développement demeure éthique et au service de notre société», a dit Chantal Rouleau, députée de Pointe-aux-Trembles, ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal.

Avec cet investissement, le gouvernement affirme favoriser l’essor de secteurs stratégiques comme l’aérospatiale, les sciences de la vie, la quantique ainsi que la sécurité et la défense.

«MILA est reconnu internationalement pour ses contributions majeures en IA. Nous sommes donc extrêmement fiers de l’appuyer dans ses activités, qui permettront de consolider notre réseau d’excellence universitaire et de continuer de former une relève dans le domaine de l’IA ici, dans notre métropole québécoise, afin que notre économie en ressorte encore plus forte à long terme», a ajouté Céline Haytayan, députée de Laval-des-Rapides et adjointe parlementaire du ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (volets intelligence artificielle, quantique, sciences et innovation).

Le soutien du gouvernement s’inscrit dans le cadre de la Stratégie québécoise de recherche et d’investissement en innovation 2022-2027, qui prévoit notamment une enveloppe de 125 millions $ afin de poursuivre la réalisation de mesures liées à l’IA.

Mila regroupe plus de 1300 chercheurs, professeurs, étudiants et partenaires du milieu de la recherche et de l’innovation.

Quel est donc l’avenir de l’IA dans les usines de la Mauricie? Olymel a reçu mardi dernier un financement de 18M$ pour son usine de Trois-Rivières afin notamment d’entamer un virage numérique en y ajoutant, entre autres, l’intelligence artificielle. Quel est donc l’avenir de l’IA dans les usines de la Mauricie?

Avec des informations de La Presse canadienne