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Québec débloque 66 millions $ sur trois ans pour la lutte contre le crime organisé

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Des policiers de la Sûreté du Québec font une perquisition à Vaudreuil-Dorion le mercredi 17 septembre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov Des policiers de la Sûreté du Québec font une perquisition à Vaudreuil-Dorion le mercredi 17 septembre 2025. (Christopher Katsarov)

Le gouvernement du Québec lance une nouvelle stratégie afin d’intensifier la lutte contre les groupes criminels et la violence armée.

La stratégie RESPECT (Réponse efficace en sécurité publique pour endiguer le crime organisé et le trafic illégal) sera dotée d’un budget de 66 millions $ au cours des trois prochaines années, selon ce qu’a annoncé le gouvernement lundi.

De cette somme, 52,6 millions $ iront au ministère de la Sécurité intérieure, tandis que 3,4 millions $ iront au ministère de la Justice, notamment à l’intention du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Avec cette nouvelle stratégie, Québec veut notamment sécuriser l’expertise en place en matière de renseignements sur le crime organisé et assurer le prêt d’enquêteurs au sein d’équipes spécialisées de lutte contre la violence armée.

Le gouvernement veut aussi poursuivre les efforts visant à déstabiliser l’organisation et les capacités des groupes criminels, ainsi que renforcer les équipes spécialisées de procureurs responsables des dossiers impliquant les réseaux criminels.

Dans un communiqué, le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, a rappelé que «les groupes criminels s’affichent sans complexes» et qu’ils recrutent des jeunes pour leur faire faire leur «sale besogne».

«Leurs façons de faire évoluent. Les nôtres aussi. (…) Avec RESPECT, on se dote de moyens concrets pour cibler directement ces gens sans scrupules», a-t-il fait valoir, remerciant au passage les policiers et procureurs qui mènent la lutte contre le crime organisé.

Pour sa part, le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, a noté qu’une trentaine de procureurs auront désormais comme mandat de traiter spécialement les dossiers liés à la violence armée et au crime organisé.