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Que ferait le PQ avec le PEQ? PSPP «évite la question», selon Rayes

M. St-Pierre Plamondon s’est contenté de souligner que la plateforme du PQ demande un programme qui opte pour une planification par région et par secteur d’activité.

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Fin du PEQ: Québec «doit tenir parole» et «agir de manière honorable», dit PSPP Immigration: entrevue avec le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon au sujet de la fin du Programme de l’expérience québécoise.

Qu’adviendra-t-il du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) si le Parti québécois (PQ) remporte les élections provinciales de 2026? Il semble trop tôt pour le dire, si l’on se fie aux propos de Paul St-Pierre Plamondon.

En entrevue sur les ondes de Noovo Info jeudi, le chef péquiste souligne que le PEQ est un programme qui vient d’être revu et a été transformé en un nouveau programme en fonction des besoins de main-d’œuvre».

M. St-Pierre Plamondon s’est contenté de souligner que la plateforme du PQ demande un programme qui opte pour une planification par région et par secteur d’activité.

«On veut ramener le nombre de travailleurs temporaires de 600 000 à 300 000 pour rétablir la situation du logement. Avec les prix actuels, la nouvelle génération ne pourra pas accéder à la propriété et les loyers ont trop augmenté», a justifié PSPP lorsqu’il a été interrogé sur la situation du PEQ.

Selon l’analyste politique Alain Rayes, le chef du PQ a pour sa part évité de répondre quant à l’avenir du PEQ et a plutôt ramené le tout «à sa plateforme qui questionne le nombre de personnes et le nombre de logements».

Or, PSPP, citant l’économiste Pierre Fortin, avance qu’il existe un lien entre la crise du logement et l’augmentation fulgurante des seuils d’immigration au cours des dernières années.

Le chef du PQ ajoute que le gouvernement du Québec se doit toutefois de «tenir parole» et garder les travailleurs déjà inscrits au sein du programme.

Le député de Camille-Laurin martèle que la situation actuelle n’est pas la faute des immigrants. «Si vous avez une citation en ce sens-là, je vous invite à l’indiquer», a-t-il répliqué.

«La personne qui parle de seuil ne blâme pas qui que ce soit ou le met sur le dos de quelqu’un. C’est certain que Québec solidaire va essayer de le faire. Des partis vont tenter de déformer les propos pour diaboliser le débat, mais je pense que le débat est fondamental surtout lorsque les gens constatent des hausses de loyers et un recul du français qui sont liés à des changements démographiques soudains.»

De son côté, Alain Rayes que les propos de PSPP pourraient jouer contre lui au cours des prochains mois.

«Stratégiquement, il se met des gens à dos comme il l’a fait avec le milieu culturel. Ce sera le défi de PSPP, si tu n’es pas connecté à la réalité, il pourrait avoir droit à des surprises», a conclu notre collaborateur.