Politique

Projets informatiques en santé: Sonia Bélanger justifie les dépassements de coûts

«C’est dérangeant, mais c’est la bonne pratique.»

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La ministre de la Santé, Sonia Bélanger, à la période des questions du 6 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE La ministre de la Santé, Sonia Bélanger, à la période des questions du 6 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Jacques Boissinot)

Le Québec doit respecter les recommandations de la commission Gallant et développer ses propres solutions informatiques, même si cela peut entraîner des dépassements de coûts, estime la ministre de la Santé, Sonia Bélanger.

«C’est dérangeant, mais c’est la bonne pratique», a-t-elle répondu au député péquiste des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, qui l’interrogeait mardi matin sur les coûts des grands projets informatiques à l’occasion de l’étude des crédits du ministère de la Santé.

M. Arseneau a notamment abordé le dossier du projet informatique d’orchestrateur de rendez-vous, dont les coûts ont explosé, passant de 18 millions $ à 126 millions $, a révélé une enquête de Radio-Canada.

La ministre n’a pas voulu confirmer un montant total exact, sinon de dire que le coût du projet s’élève «au-delà de 100 millions $».

Selon Radio-Canada, après avoir demandé à la firme Petal de développer un orchestrateur, le gouvernement aurait décidé de tout recommencer le travail pour développer une solution qui lui appartiendrait.

DSN: un bilan positif, mais... Santé Québec se prépare pour le premier test à grande échelle du Dossier santé numérique (DSN) après une fin de semaine de lancement dans les deux CIUSSS – celui de la Mauricie-Centre-du-Québec et celui du Nord-de-l’île-de-Montréal – qui servent de cobayes pour la mise en place de cette transformation majeure des manières de faire dans le réseau de la santé.

Mardi, Mme Bélanger a défendu cette décision, disant vouloir respecter les recommandations de la commission Gallant.

«Il y a une recommandation qui est très, très claire dans le rapport Gallant: c’est de s’assurer que le gouvernement puisse développer son autonomie, et ça, c’est extrêmement important.

«Donc, c’est dans ce contexte-là qu’il a été décidé, du côté de Santé Québec, d’octroyer un dossier du côté de CGI pour que le gouvernement puisse avoir son propre système.

«Ils développent, puis après ça, c’est à nous, au lieu d’être à la merci constante d’une firme, qui développe un produit avec nous, mais qui va aller le vendre après sur le reste de la planète. C’est ça, l’orientation.

«Là, je comprends que ça, c’est dérangeant, mais c’est la bonne pratique qu’on est en train de faire», a soutenu Mme Bélanger.

Caroline Plante

Caroline Plante

Journaliste