Politique

Probable que des élus caquistes votent pour la séparation du Québec, croit Boulet

«On est une coalition. Est-ce qu’il y en a qui pourraient voter Oui? C’est extrêmement hypothétique.»

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Jean Boulet, ministre du Travail et responsable des Relations canadiennes, répond aux questions des journalistes avant de se rendre à une réunion du caucus caquiste à Rivière-du-Loup, au Québec, le vendredi 1er mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE Jean Boulet, ministre du Travail et responsable des Relations canadiennes, répond aux questions des journalistes avant de se rendre à une réunion du caucus caquiste à Rivière-du-Loup, au Québec, le vendredi 1er mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Jacques Boissinot)

Le ministre responsable des Relations canadiennes, Jean Boulet, juge probable que certains de ses collègues caquistes votent en faveur de la séparation du Québec si un troisième référendum avait lieu.

«On est une coalition. Est-ce qu’il y en a qui pourraient voter Oui? C’est extrêmement hypothétique. Possiblement, probablement, mais moi, je ne m’exprimerais pas. On vit dans une société qui est démocratique. C’est le pouvoir de chaque individu de voter en fonction de ses convictions et de ses aspirations», a-t-il affirmé mardi matin à l’Assemblée nationale.

Le ministre a toutefois ajouté que tous ses collègues députés étaient d’avis que le Québec n’a pas besoin d’un référendum «qui générerait énormément d’instabilité, particulièrement au plan économique».

Jean Boulet était questionné par le député libéral Marc Tanguay lors de l’étude des crédits.

Référendum en Alberta: qu'en est-il au Québec? L’Alberta tiendra un référendum pour savoir si elle enclenche le processus d'indépendance. Qu’en pensent les Québécois souverainistes?

Pour sa part, le ministre a assuré qu’il était dans le camp de ceux qui ne voulaient pas de référendum et que dans le cas où il adviendrait, il serait dans le même autobus que les libéraux, c’est-à-dire celui du Non.

Marc Tanguay a ensuite demandé si le ministre Boulet pouvait lui fournir le nombre de députés de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui voteraient en faveur de la séparation du Québec. Une demande que le ministre a rejetée avec un sourire.

Rappelons que la CAQ est une coalition avec une aile nationaliste et une aile fédéraliste. Il y a d’ailleurs d’anciens péquistes qui font partie de la députation caquiste actuelle comme les ministres Jean-François Simard ou encore Benoit Charette. L’ex-premier ministre François Legault a aussi commencé sa carrière politique au Parti québécois (PQ).

Le PQ caracole dans les intentions de vote et son chef, Paul St-Pierre Plamondon, martèle qu’il tiendra un référendum sur l’indépendance dans un premier mandat.

Thomas Laberge

Thomas Laberge

Journaliste