Politique

Poilievre s'exprime sur l'unité nationale à Edmonton avant le référendum

«La sécession ne résoudra pas ces problèmes. C’est en devenant encore plus Canadiens que nous y parviendrons.»

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Les démarches séparatistes albertaines ont-elles une chance d’aboutir? Alain Rayes se penche sur la question de l’indépendance de l’Alberta. La séparation a-t-elle de réelles chances?

Le chef du Parti conservateur fédéral, Pierre Poilievre, a tenté mardi de convaincre les Albertains de voter pour rester au sein du Canada, à moins de trois semaines du référendum provincial sur la séparation.

Son discours, prononcé dans un hôtel du centre-ville d’Edmonton, s’inscrit dans une série d’interventions qu’il a déjà tenues ou qu’il prévoit de tenir dans la province, dans le cadre de ses efforts pour convaincre les électeurs conservateurs que l’Alberta est plus forte au sein d’un Canada uni.

M. Poilievre, qui est originaire de l’Alberta, a indiqué que les séparatistes avaient un problème avec le gouvernement libéral fédéral — et non avec le Canada.

«De nombreux Albertains sont légitimement frustrés qu’un gouvernement coûteux, autoritaire, tentaculaire et dominateur ait largement outrepassé ses compétences», a-t-il déclaré devant une foule de partisans brandissant des drapeaux canadiens et des pancartes «Conservatives for Canada».

Le référendum du 19 octobre comporte 10 questions, dont l’une demande aux Albertains s’ils souhaitent rester au sein du Canada ou organiser un deuxième référendum contraignant sur la sortie du pays.

Mme Smith a mentionné qu’elle était favorable au maintien de l’Alberta au sein du Canada et qu’elle comptait voter en ce sens lors du référendum, mais que des centaines de milliers de personnes avaient signé des pétitions en faveur et contre la séparation, et qu’il était temps de clore le débat.

Les détracteurs, s’appuyant sur des sondages d’opinion de longue date indiquant un soutien massif au maintien de l’Alberta au sein du Canada, ont accusé Mme Smith d’avoir convoqué ce scrutin pour apaiser les séparatistes radicaux agités au sein de son parti.

M. Poilievre a souligné que les politiques du gouvernement libéral ont mis les Canadiens en difficulté pour joindre les deux bouts, que ce soit à la pompe à essence, à l’épicerie ou lors de l’achat d’une maison.

«Nos entreprises et nos travailleurs sont frustrés de voir que notre pétrole et notre gaz restent dans le sol, et que nos opportunités y restent avec eux», a-t-il déclaré mardi.

Mark Carney met en garde contre le «bluff dangereux» du référendum en Alberta Le premier ministre Mark Carney estime que le référendum en Alberta constitue un «bluff dangereux» si l’on croit que le résultat pourrait servir de levier dans de futures négociations. Il a également affirmé qu’il comptait faire campagne pour l’unité canadienne.

La solution à ces problèmes ne réside pas dans l’indépendance de l’Alberta, a-t-il ajouté.

«La sécession ne résoudra pas ces problèmes. C’est en devenant encore plus Canadiens que nous y parviendrons», a soutenu M. Poilievre. «La solution consiste à redoubler d’efforts pour que le pays fonctionne comme il a toujours été prévu.»

Il a ajouté que les Albertains devaient continuer à se battre, par exemple en obligeant Ottawa à libérer le potentiel de l’industrie pétrolière et gazière de l’Alberta.

Plus tôt dans la journée, M. Poilievre a assisté à une collecte de fonds organisée par Conservatives for Canada, un groupe de responsables politiques fédéraux plaidant pour que l’Alberta reste au sein de la Confédération.

Il a chargé Dane Lloyd, député représentant une circonscription albertaine, de mener cette initiative.

Mardi soir, M. Lloyd a rendu hommage aux députés conservateurs présents dans la salle qui ont fait campagne en faveur du camp fédéraliste dans le débat sur la séparation.

«Les conservateurs sont des patriotes, a affirmé M. Lloyd. Nous aimons notre pays. Nous aimons notre province natale, l’Alberta.»

Fakiha Baig

Fakiha Baig

Journaliste