Politique

Poilievre plaide pour libéraliser la livraison d'alcool d'une province à l'autre

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Le chef conservateur Pierre Poilievre qui parlait au foyer de la Chambre des communes, à Ottawa, le 9 mars 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Spencer Colby Le chef conservateur Pierre Poilievre qui parlait au foyer de la Chambre des communes, à Ottawa, le 9 mars 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Spencer Colby)

Le chef conservateur Pierre Poilievre plaide pour une plus grande libéralisation des échanges entre les provinces, y compris pour les livraisons d’alcool d’une province à l’autre. Un projet de loi a été déposé à cet effet.

Au cours d’une conférence de presse à Gatineau, mardi, le chef conservateur a plaidé pour que les obstacles qui empêchent les petits producteurs de vin, de bière ou de spiritueux d’une province de vendre et de faire livrer leur alcool dans toutes les provinces soient levés.

«C’est monsieur Carney qui avait promis d’avoir un libre-échange entre les provinces, d’avoir une économie au lieu de treize. Il n’a pas livré. C’était une illusion. Dans ce cas d’alcool, ce n’est pas les premiers ministres provinciaux qui sont l’obstacle, c’est la loi fédérale, une loi qui s’applique à une agence fédérale: Postes Canada», a-t-il affirmé.

Les conservateurs avaient déjà déposé un projet de loi à cet effet en 2020 et un nouveau, qui vise cette fois non seulement Postes Canada, mais aussi des entreprises privées désignées, afin de permettre la livraison directement au consommateur d’une province à l’autre.

«Aujourd’hui, dans six provinces, Postes Canada ne livre pas l’alcool des autres provinces, en même temps que Postes Canada livre des produits américains. Imaginez! Une société d’État du gouvernement canadien donne aux Canadiens des produits alcooliques américains, mais pas des produits alcooliques canadiens des autres provinces», s’est indigné le chef conservateur.

La Colombie-Britannique, la Saskatchewan, le Manitoba et la Nouvelle-Écosse font exception, a précisé à ses côtés le député d’Okanagan-Lake West-South Kelowna, Dan Albas.

«Free the beer», libérez la bière, a lancé M. Albas, sur un ton humoristique.

M. Poilievre affirme que certains producteurs parviennent à vendre leur alcool auprès de sociétés comme la LCBO en Ontario mais, pour ce faire, ils doivent recourir à des lobbyistes, des représentants des ventes — ce que les petits producteurs de vin, de bière, de spiritueux n’ont pas les moyens de faire.

Sous un angle plus général, il s’en est pris aux engagements du premier ministre Mark Carney quant à la libéralisation des échanges entre les provinces et a soutenu n’en avoir guère vu la concrétisation à ce jour.

«Il a promis un libre-échange entre les provinces avant le 1er juillet 2025. On est maintenant en 2026 et presque tous les obstacles interprovinciaux restent en place», a déploré le chef conservateur.

Lia Lévesque

Lia Lévesque

Journaliste