Politique

Pierre Poilievre demande à Ottawa de poursuivre en justice le propriétaire de Stelco

Il affirme que cette action en justice devrait viser à réintégrer les salariés et à relancer la production chez Stelco.

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Un drapeau de Stelco flotte à côté du drapeau canadien devant une aciérie à Hamilton, en Ontario, le lundi 10 février 2025. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE Un drapeau de Stelco flotte à côté du drapeau canadien devant une aciérie à Hamilton, en Ontario, le lundi 10 février 2025. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Nick Iwanyshyn)

Le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, appelle Ottawa à intenter une action en justice contre le propriétaire américain de Stelco dès lundi, dans le cadre d’un plan en cinq points visant à protéger l’industrie sidérurgique canadienne en difficulté.

M. Poilievre dévoile ce plan vendredi à Burlington, en Ontario, d’où l’on aperçoit, de l’autre côté du port, les installations de Stelco à Hamilton, où des mises à pied ont commencé cette semaine après que le sidérurgiste, détenu par Cleveland-Cliffs, a annoncé que jusqu’à 500 salariés pourraient être licenciés.

Il affirme que cette action en justice devrait viser à réintégrer les salariés et à relancer la production chez Stelco, ou à forcer la vente de l’entreprise à un propriétaire canadien disposé à reprendre les activités.

Le plan des conservateurs prévoit également la suppression de la taxe industrielle sur le carbone, la lutte contre les importations d’acier chinois, l’accélération des projets de gaz naturel liquéfié et la négociation d’un accord commercial sans droits de douane avec les États-Unis.

Quels sont les impacts des contre-tarifs canadiens sur les entreprises d’ici? Les contre-tarifs canadiens visent de nombreux produits américains, mais la mesure pourrait aussi entraîner des répercussions majeures sur les entreprises québécoises. Et celles du secteur manufacturier pourraient être particulièrement touchées.

M. Poilievre rappelle que Cleveland-Cliffs a pris des engagements contraignants visant à maintenir les emplois syndiqués et à conserver la grande majorité des postes non syndiqués pendant cinq ans lors de son acquisition de Stelco, et qu’elle devrait donc être tenue légalement responsable.

Il évoque également les déclarations faites jeudi par le PDG de Cleveland-Cliffs, Lourenco Goncalves, selon lesquelles les salariés licenciés pourraient être réintégrés si le Canada et les États-Unis parvenaient à un accord commercial.

M. Poilievre incite donc le premier ministre Mark Carney à retourner à la table des négociations pour conclure un accord.

Brett Bundale

Brett Bundale

Journaliste