Politique

Pierre Céré et Nimâ Machouf officiellement candidats pour le NPD

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Pierre Céré lors d'un débat à la direction du Parti québécois, le mercredi 11 mars 2015 à Trois-Rivières (Québec). LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson Pierre Céré lors d'un débat à la direction du Parti québécois, le mercredi 11 mars 2015 à Trois-Rivières (Québec). LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson (Paul Chiasson)

Le militant pour les droits des chômeurs Pierre Céré et l’épidémiologiste Nimâ Machouf ont été confirmés comme candidats pour le Nouveau Parti démocratique (NPD) sur l’île de Montréal en vue d’élections partielles fédérales.

Leurs candidatures ont été officialisées jeudi soir à l’occasion d’une assemblée d’investiture, a confirmé vendredi la formation politique dans un communiqué.

M. Céré tentera de se faire élire dans Rosemont—La Petite-Patrie après le départ du néo-démocrate Alexandre Boulerice, qui a décidé de se joindre à Québec solidaire en vue des élections provinciales.

Pour sa part, Mme Machouf défendra une nouvelle fois les couleurs du parti de gauche dans Laurier-Sainte-Marie à la suite de la démission de l’ancien ministre libéral de l’Environnement Steven Guilbeault.

M. Céré a été porte-parole du Conseil national des chômeurs et chômeuses et coordonnateur du Comité chômage de Montréal pendant de nombreuses années.

M. Céré a l’intention d’aborder auprès des électeurs la crise du logement, la question du coût de la vie, du revenu et la crise climatique.

«J’ai passé ma vie comme travailleur communautaire à défendre les droits des gens et à porter la voix des gens quand ils avaient, par exemple, des problèmes avec l’assurance-emploi. Alors ce que je veux faire, c’est en continuité directe avec ces 40 ans et plus d’engagement social», a-t-il affirmé en entrevue avec La Presse Canadienne.

Alexandre Boulerice était député de Rosemont—La Petite-Patrie depuis 2011. M. Céré estime que «la barre n’est ni haute, ni trop basse» pour lui, afin d’obtenir la confiance des citoyens de la circonscription.

«Il n’y a rien d’acquis, reconnaît-il. On va se battre. On a une belle organisation. Il y a vraiment du monde très mobilisé.»

En 2014, M. Céré s’était lancé dans la course à la direction du Parti québécois, mais il avait dû déclarer forfait en raison d’un manque de fonds. Aujourd’hui, il refuse de se déclarer souverainiste ou fédéraliste.

«Sincèrement, je ne suis pas là. (...) Je ne suis pas là, fédéraliste, souverainiste, machin. Non, moi, je me tasse de ça et je m’inscris dans une voie, sur cette ligne qui s’appelle la justice sociale», déclare M. Céré, qui a déjà dit avoir «rompu» depuis avec le PQ en raison d’un virage identitaire «marqué par un nationalisme conservateur».

«J’espère que ce sera la bonne»

L’épidémiologiste Nimâ Machouf est aussi connue comme une militante communautaire de longue date et défenseure des droits du peuple palestinien.

Elle en sera à sa quatrième campagne électorale dans Laurier-Sainte-Marie sous la bannière du NPD. Elle a tenté de se faire élire lors des élections générales de 2019, 2021 et 2025, qui ont chaque fois été remportées par M. Guilbeault.

«Cette fois, j’espère que ce sera la bonne», affirme en entrevue Mme Machouf.

Elle estime ses chances de l’emporter meilleures avec le départ de l’ancien ministre, qui s’est dit déçu par les politiques environnementales du gouvernement libéral de Mark Carney.

«Si les gens ont voté Steven Guilbault, ce n’était pas parce qu’ils voulaient voter libéral. Les gens ont voté environnement. Étant donné que Steven Guilbeault est une figure environnementale bien connue, ils se sont dit: ‘‘si on veut des valeurs environnementales, on ne va pas se tromper en votant pour lui’’», avance Mme Machouf.

Au cours de son porte-à-porte, elle entend expliquer aux citoyens «pourquoi le gouvernement de M. Carney n’est pas ce qui pourrait protéger leurs droits et leurs acquis et pourquoi il serait bien d’avoir une opposition du NPD au Parlement», notamment en matière d’environnement.

On ignore pour le moment quand se tiendront les élections partielles dans les deux circonscriptions montréalaises. Mme Machouf et M. Céré envisagent d’aller à la rencontre de leurs électeurs au cours de l’été, avant de prendre une pause pour laisser place à la campagne électorale québécoise en septembre.

Frédéric Lacroix-Couture

Frédéric Lacroix-Couture

Journaliste