Critiqué par la Coalition avenir Québec (CAQ) après avoir présenté son plan pour la protection du français, Charles Milliard ne s’est pas gêné pour répliquer aux propos du ministre Jean-François Roberge, mercredi sur les ondes de Noovo Info.
Alors que le ministre de la Langue française avait qualifié les propositions du chef du Parti libéral du Québec (PLQ) de «terrible» et de «marketing», M. Milliard a rétorqué que les efforts du ministre au cours des dernières années n’ont pas porté fruits.
«Pauvre M. Roberge», a lancé d’emblée le chef libéral. «Si son plan était si bon, le commissaire à la langue française n’aurait pas dit que l’aiguille pour freiner le déclin ne bougeait pas il y a deux semaines.»
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le PLQ propose «quelque chose d’autre et une approche positive», soutient M. Milliard.
À ses yeux, la protection du français vient via la lecture chez les jeunes, la francisation des immigrants et une meilleure utilisation du français comme levier économique.
En effet, le PLQ compte protéger les budgets pour les livres et bibliothèques scolaires et d’offrir un livre jeunesse québécois en français à tous les élèves du primaire à la fin de chaque année scolaire.
Or, M. Roberge voit ce plan comme une tentative du PLQ pour «faire oublier qu’ils sont contre la clause dérogatoire» et «qu’ils veulent qu’on recule sur le français dans les cégeps».
M. Milliard soutient qu’il est un fervent défenseur de la langue française, lui qui est un «fier francophone» dont la mère est une enseignante de français.
Montré du doigt pour avoir dit qu’il y avait deux langues officielles au Québec, M. Milliard répond qu’il s’agissait seulement d’un malheureux «lapsus».
Le chef du PLQ a également confirmé la candidature du fils de Jean Charest, Antoine Dionne Charest, dans Verdun en vue des prochaines élections.
À voir dans la vidéo.

