Le premier ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon, mentionne avoir eu un entretien téléphonique lundi avec le président français, Emmanuel Macron, au cours duquel il a notamment été question du Sommet de la Francophonie prévu le mois prochain au Cambodge.
M. St-Pierre Plamondon a partagé sur ses réseaux sociaux un résumé de sa conversation téléphonique avec M. Macron. Le premier ministre québécois dit avoir d’abord parlé des manifestations récentes dans l’Hexagone concernant l’éducation et le coût de la vie.
«Je lui ai exprimé tout le soutien et la solidarité du gouvernement du Québec et notre condamnation des troubles fomentés par l’ultragauche. Je lui ai assuré que le peuple québécois n’avait pas de doute que la France saura trouver le chemin de la paix sociale et du dialogue respectueux, une voie de passage qui sera utile pour tout l’Occident à la lumière de la polarisation croissante dans chacune de nos démocraties», a relaté M. St-Pierre Plamondon.
«La relation étroite et historique entre la France et le Québec» a aussi fait partie des discussions.
«La relation de gouvernement à gouvernement permet à nos deux États de collaborer sur une foule de sujets au bénéfice de nos peuples francophones des deux côtés de l’Atlantique», a écrit M. St-Pierre Plamondon.
«J’ai proposé à M. Macron de poursuivre le développement de relations économiques plus approfondies et de développer de nouveaux domaines de coopération, tels que la souveraineté numérique, la cybersécurité et l’intelligence artificielle», a-t-il ajouté.
Le chef péquiste a indiqué avoir également discuté du 20e Sommet de la Francophonie devant se tenir les 15 et 16 novembre à Phnom Penh, au Cambodge, ainsi que de l’élection du nouveau secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie.
M. St-Pierre Plamondon termine son message en disant avoir convenu avec M. Macron «d’une éventuelle rencontre en France, qui aura lieu dans les prochaines semaines».
«Je suis très reconnaissant de cet appel, qui témoigne de la solidarité et la chimie naturelle entre nos deux nations», conclut-il.
