Politique

Paul St-Pierre Plamondon a rencontré jeudi les chefs de l’APNQL

Il a indiqué que son gouvernement entretiendra une relation de respect et de collaboration avec les Autochtones.

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Le premier ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon, répond aux questions des médias lors d’une conférence de presse, à Montréal, le vendredi 23 octobre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi Le premier ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon, répond aux questions des médias lors d’une conférence de presse, à Montréal, le vendredi 23 octobre 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Christinne Muschi)

Le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon a rencontré jeudi les chefs de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) dans la capitale.

La rencontre a eu lieu en matinée dans un hôtel et a duré une trentaine de minutes, mais les médias ont été informés en fin de journée par un porte-parole du gouvernement.

«Avant toute chose, je tenais à écouter et à tendre la main aux chefs et grands chefs», a indiqué le premier ministre par voie de communiqué, en disant s’inspirer de la tradition des gouvernements du Parti québécois (PQ) depuis René Lévesque.

«La relation que notre gouvernement aura avec les peuples autochtones sera une relation de respect et de collaboration, a-t-il ajouté. Les mots d’ordre seront partenariat et respect mutuel.»

M. St-Pierre Plamondon était accompagné de son ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Simon-Pierre Savard-Tremblay, et du diplomate et négociateur en chef du Québec, Pascal Paradis.

Le premier ministre avait déjà rencontré la semaine dernière le chef de l’APNQL, Francis Verreault-Paul.

Il avait alors été question d’itinérance, de langues autochtones et de consultations préalables dans le processus de rédaction des projets de loi, avait-on indiqué de façon laconique.

Dans la réforme du régime forestier du gouvernement caquiste qui avait finalement avorté en septembre 2025, il avait été question de corédaction en collaboration avec les peuples autochtones.

La relation entre le Parti québécois et les Autochtones a connu quelques turbulences.

Le lundi 26 octobre dernier, M. St-Pierre Plamondon a refusé de se rendre à une rencontre organisée par le gouvernement fédéral entre les premiers ministres et les chefs autochtones à Ottawa.

Son équipe avait prétexté que l’échéancier était trop serré, puisque le conseil des ministres du nouveau gouvernement péquiste vient à peine d’être formé.

Mais par la suite, le premier ministre avait argué que «le gouvernement du Québec rencontre les nations autochtones directement, de nation à nation, sur notre territoire», et non «à une table organisée par le fédéral», selon «son cadre, son calendrier et ses paramètres qui demeurent très flous».

Par ailleurs, en campagne électorale, le chef péquiste avait fait savoir que l’appui des nations autochtones ne serait pas indispensable aux yeux d’un gouvernement péquiste pour adopter une constitution provisoire d’un Québec indépendant.

En vertu du Livre bleu adopté par le PQ, le gouvernement péquiste doit mettre en place «une commission itinérante de consultations et d’information sur l’adoption d’une constitution provisoire du pays».

Cette constitution provisoire entrerait en vigueur au lendemain d’un oui à un référendum sur l’indépendance que le PQ s’est engagé à organiser.

Pour se justifier sur son refus de requérir le consentement des peuples autochtones, M. St-Pierre Plamondon avait déclaré qu’une «constitution provisoire est l’œuvre d’une loi de l’Assemblée nationale» et qu’on «ne peut pas se donner l’objectif d’avoir l’unanimité comme règle de fonctionnement de l’Assemblée nationale».

L’obligation réside plutôt dans le fait de consulter et d’entendre chacune des nations, avait-il affirmé.

«On ne peut pas non plus concevoir des projets de loi qui requéraient le consentement de absolument tous les élus, tous les intervenants, toutes les nations, toutes les villes», avait-il fait savoir.

Patrice Bergeron

Patrice Bergeron

Journaliste