Politique

Ottawa lance une consultation sur la transparence des systèmes d'IA

Le gouvernement examine également la possibilité de mettre en place un suivi des incidents graves liés à l’IA, ainsi que les moyens de mieux identifier l’activité des agents d’IA.

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Le ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique, Evan Solomon, s'adresse aux médias à Ottawa, le 15 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Adrian Wyld Le ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique, Evan Solomon, s'adresse aux médias à Ottawa, le 15 juin 2026. (The Canadian Press)

Le ministre chargé de l’intelligence artificielle, Evan Solomon, a déclaré que le gouvernement souhaitait recueillir l’avis des Canadiens sur la transparence des systèmes d’intelligence artificielle.

Dans un message publié en ligne, accompagné d’une vidéo générée par l’IA montrant la tour du CN décollant comme une fusée, M. Solomon a expliqué qu’il souhaite recueillir l’avis du public sur des questions relatives à l’identification des contenus générés par l’IA et aux interactions en ligne avec les systèmes d’IA.

Il a précisé que le gouvernement souhaitait que les Canadiens lui fassent part de leur vision de ce qui constituerait une transparence significative et concrète en matière d’IA.

La consultation porte également sur les moyens d’améliorer l’accès du public aux informations relatives aux systèmes d’IA, notamment leurs capacités et leurs limites.

Le gouvernement examine également la possibilité de mettre en place un suivi des incidents graves liés à l’IA, ainsi que les moyens de mieux identifier l’activité des agents d’IA.

«L’IA peut accomplir des choses extraordinaires, mais à mesure qu’elle s’intègre à notre quotidien, la transparence compte plus que jamais. Interagissez-vous avec l’IA ou avec une vraie personne ? Est-ce que quelque chose a été créé par l’IA ou non ?», déclaré M. Solomon dans la vidéo.

Dans un document de réflexion, il a donné l’exemple des attaques par injection de requêtes, qui, selon lui, peuvent inciter les systèmes d’IA à effectuer des actions non autorisées et entraîner des conséquences, telles que des fuites de données et des fraudes financières.

Il étudie également les moyens de mieux identifier l’activité des agents d’IA. Le document de réflexion cite l’exemple d’agents d’IA que les Canadiens peuvent utiliser pour automatiser l’achat de l’épicerie, envoyer des courriels ou créer des invitations à une réunion.

Le document précise que le gouvernement cherche «à mieux comprendre dans quels cas la transparence des systèmes d’IA et du contenu généré par l’IA est la plus importante pour les Canadiens, dans quels cas les pratiques et cadres existants sont suffisants, et dans quels cas des mesures supplémentaires pourraient être nécessaires».

Le document précise que le gouvernement souhaite recueillir des commentaires «sur l’éventail des instruments de politique publique disponibles — tels que les codes volontaires, les normes de l’industrie et les mesures législatives —, ainsi que sur la manière dont ces instruments pourraient être mis en œuvre et interagir entre eux».

La consultation s’achève le 23 septembre.

Le gouvernement libéral a présenté un projet de loi sur la sécurité numérique qui, une fois adoptée, imposerait aux entreprises à l’origine des agents conversationnels d’IA l’obligation d’agir de manière responsable.

Il exigerait également des entreprises de réseaux sociaux qu’elles signalent les contenus artificiels susceptibles d’être confondus avec un enregistrement réel.

M. Solomon a présenté un projet de loi sur la protection de la vie privée qui, une fois adoptée, obligerait les organisations à faire preuve de transparence concernant la prise de décision automatisée lorsqu’il s’agit de décisions importantes concernant des personnes.

Le gouvernement libéral a également inclus une mesure criminalisant les hypertrucages sexuels non consensuels dans un projet de loi pénal qui est entré en vigueur en juin.

Anja Karadeglija

Anja Karadeglija

Journaliste