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«Nous avons besoin de gens»: Ottawa laisse entendre que les quotas d’immigration augmenteront

«Nous avons fait un pas en arrière en matière d’immigration.»

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Lena Metlege Diab La ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Lena Metlege Diab, se lève lors de la séance de questions-réponses sur la Colline du Parlement à Ottawa, le jeudi 18 juin 2026. (Adrian Wyld/The Canadian Press)

La ministre de l’Immigration, Lena Diab, laisse entendre que les niveaux d’immigration vont augmenter, alors que la croissance démographique du Canada a connu un ralentissement significatif au cours des deux dernières années.

En septembre, le premier ministre Mark Carney a déclaré au New York Times que le Canada reprendrait à terme une «augmentation contrôlée» de sa population une fois que le système d’immigration serait à nouveau pleinement maîtrisé.

Ce texte est la traduction d’un article de CTV News.

Interrogée vendredi lors d’une conférence de presse à Kitchener, en Ontario, sur les raisons pour lesquelles l’immigration allait bientôt connaître une hausse alors que l’accessibilité au logement reste une préoccupation, Mme Diab a mis de l’avant la faible croissance démographique du pays et le «programme ambitieux» du gouvernement fédéral.

«Nous avons fait un pas en arrière en matière d’immigration. Notre croissance démographique a été la plus faible depuis la Seconde Guerre mondiale. Encore une fois, ce n’est pas moi qui le dis. Ce sont les chiffres qui le montrent», a soutenu Mme Diab. «Nous avons un programme ambitieux. Nous voulons stimuler la croissance. Nous avons besoin de main-d’œuvre.»

Bien que Mme Diab n’ait pas donné de détails, elle a indiqué que M. Carney avait clairement exposé le programme économique du gouvernement fédéral.

«Comme l’a dit le premier ministre, nous voulons que notre économie soit la meilleure du G7, et pour y parvenir, je dois utiliser les leviers dont je dispose en ma qualité de ministre de l’Immigration», a poursuivi Mme Diab.

Interrogée sur les raisons pour lesquelles le premier ministre avait d’abord dévoilé ce changement de politique dans un média américain, Mme Diab s’est contentée de répondre que le plan actualisé serait présenté «en novembre, comme prévu».

Le gouvernement fédéral a commencé à réduire les niveaux d’immigration en 2024

Après avoir constaté une augmentation significative de l’immigration au début des années 2020, le gouvernement fédéral dirigé par l’ancien premier ministre Justin Trudeau a commencé à réorienter ses politiques en 2024 en réduisant les niveaux d’immigration afin de répondre aux pressions exercées sur le logement et les services sociaux.

Puis, en 2025, lors des élections fédérales de l’année dernière, Carney a fait campagne pour «ramener l’immigration à des niveaux viables».

Le gouvernement Carney a depuis abaissé et stabilisé le nombre d’admissions de résidents permanents à 380 000 par an pour la période 2026-2028, contre l’objectif de 500 000 par an fixé par le gouvernement Trudeau. Le budget fédéral de 2025 a également dévoilé un objectif visant à réduire de 43 % le nombre de résidents temporaires en 2026.

Le mois dernier, le groupe de réflexion torontois C.D. Howe Institute a recommandé de fixer le nombre annuel d’admissions de résidents permanents à 380 000 en 2027, 350 000 en 2028 et 340 000 en 2029.

La députée conservatrice Michelle Rempel-Garner a quant à elle déjà déclaré que les objectifs d’immigration du Canada devaient être «considérablement revus à la baisse», à la suite des commentaires de Carney sur une «augmentation contrôlée» dans le New York Times.

Selon Statistique Canada, la population du pays s’élevait à environ 41 798 407 habitants au 1er juillet 2026, soit une augmentation de 189 425 personnes, ou 0,5 %, par rapport au 1er juillet 2025. Il s’agit de la plus faible croissance de la population totale d’un 1er juillet à l’autre depuis 1944-1945.

Une analyse publiée en octobre par la Banque du Canada a également conclu que le vieillissement de la population canadienne et la baisse de l’immigration «remodèlent» l’économie en réduisant la main-d’œuvre et en modifiant les habitudes de consommation.