La Maison-Blanche a affirmé lundi que de nouveaux tarifs constitueraient une riposte aux pratiques commerciales déloyales du Canada, notamment aux interdictions provinciales visant les alcools américains que plusieurs premiers ministres provinciaux avaient imposées il y a plusieurs mois en réaction aux droits de douane américains. L’administration Trump a déclaré qu’elle prévoyait d’imposer des droits de douane élevés sur la bière, le vin et les spiritueux canadiens.
Mais mardi, neuf premiers ministres provinciaux ont convenu de lever un obstacle majeur aux ventes interprovinciales d’alcool, permettant ainsi aux brasseurs et aux distillateurs de vendre directement aux consommateurs situés en dehors de leur province d’origine.
Cela permettrait de lever les obstacles qui rendent plus difficile ou plus coûteuse la vente d’alcool par les fabricants en dehors de leur province d’origine.
Certaines provinces, comme le Nouveau-Brunswick et le Manitoba, ont déjà conclu des accords visant à autoriser davantage de ventes interprovinciales de certains types d’alcool.
Toutes les provinces ainsi que le Yukon ont signé l’année dernière un protocole d’accord dans lequel elles s’engagent à ouvrir leurs frontières aux ventes directes aux consommateurs d’ici mai 2026.
Dans un communiqué, les premiers ministres ont indiqué que le Québec et le Yukon comptaient adhérer à cet accord dans un avenir proche, tandis que la Colombie-Britannique a déclaré qu’elle autoriserait les entreprises à vendre directement aux consommateurs d’ici février 2027.
Cette initiative en faveur de la vente directe aux consommateurs s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large visant à lever les barrières commerciales interprovinciales à travers le Canada.
Ce nouvel accord intervient également après que le président américain Donald Trump a annoncé son intention d’imposer des droits de douane élevés sur la bière, le vin et les spiritueux canadiens.
