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Négociations commerciales: PSPP critique la stratégie du gouvernement

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Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, questionne le gouvernement lors de la période des questions à l’Assemblée nationale le mardi 26 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, questionne le gouvernement lors de la période des questions à l’Assemblée nationale le mardi 26 mai 2026. Crédit image | LA PRESSE CANADIENNE (Jacques Boissinot)

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, accuse la première ministre, Christine Fréchette, de ne pas avoir suffisamment défendu les intérêts du Québec dans les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis.

«On a une preuve supplémentaire qu’en ce moment, malheureusement, le Québec a choisi la voie d’être spectateur au lieu d’être debout pour nos entreprises et nos intérêts, et ce n’est pas une posture normale», dénonce-t-il lors d’une conférence de presse à Montréal, jeudi, dans le but de présenter une candidature.

La veille, Mme Fréchette a dit qu’elle «n’a pas eu de réponse à ses questions» au sortir d’une rencontre virtuelle entre le premier ministre du Canada, Mark Carney, et ses homologues provinciaux.

«Est-ce que ce que [M. Carney] va me donner comme information demain, peut-être après-demain, ça va me rassurer ? Ça reste à voir», a ajouté la première ministre.

Lors de la rencontre, M. Carney aurait demandé aux provinces de remettre l’alcool américain en vente sur leurs tablettes, selon les premiers ministres de la Nouvelle-Écosse et la Saskatchewan. Mais Mme Fréchette a refusé de prendre cet engagement avant d’avoir une connaissance plus profonde des modalités de l’entente. 

À maintes reprises dans les derniers jours, la première ministre a répété qu’elle estimait qu’il y avait des «lignes rouges» à ne pas franchir du côté d’Ottawa. On parle ici de la gestion de l’offre ainsi que de la protection de la culture québécoise et du français.

M. St-Pierre Plamondon voit dans la réponse de la première ministre une démonstration que le gouvernement caquiste ne fait que «tirer sur le jupon» du gouvernement fédéral.

L’approche du gouvernement Fréchette alimente l’incertitude économique, selon lui. «Cette incertitude vient du fait que le gouvernement du Québec n’a en fait aucune information sur ce qui se négocie alors que ce sont nos intérêts, nos champs de compétences

Un gouvernement péquiste serait plus «affirmatif» dans la défense des intérêts de la province, avance M. St-Pierre Plamondon.

«À ceux qui diront : “c’est impossible : vous rêvez en couleur”, regardez ce que l’Alberta fait. Regardez ce que l’Ontario fait. (…) Même l’île du Prince-Édouard a fait mieux que nous autre

Le PQ recrute la procureure de la commission Gallant

Au cours de la conférence, le chef péquiste a confirmé la candidature de l’avocate Marie-Claude Sarrazin, la procureure de la commission Gallant, qui s’est penchée sur les déboires du projet SAAQclic.

M. St-Pierre Plamondon a présenté cette candidature comme un atout pour éviter les dérapages des projets du gouvernement.

«Vous aurez compris de mon discours sur le parcours de Mme Sarrazin qu’elle aura un impact important dans une mission qu’on s’est donnée, c’est celle de la lutte au gaspillage et du changement de la manière de dépenser les fonds publics», répond-il.

Le chef péquiste raconte qu’il connaissait Mme Sarrazin depuis leur cégep. La candidate, pour sa part, affirme être engagée dans la cause souverainiste depuis sa jeunesse.

La candidate du PQ affrontera l’actuel ministre des Finances, Eric Girard, dans la circonscription de Groulx, sur la Rive-Nord de Montréal. 

Fait inusité, Mme Sarrazin se lance en politique en même temps que son partenaire d’affaires, l’avocat Nicolas Plourde, qui se présente pour les libéraux dans Anjou-Louis-Riel.

Stéphane Rolland

Stéphane Rolland

Journaliste