Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard n’a pas l’intention pour le moment d’aller de l’avant avec une poursuite contre le chef du Parti québécois (PQ) Paul St-Pierre Plamondon qui a récemment tenu des propos liant la formation libérale «au crime organisé».
Dans un message relayé sur les réseaux sociaux, M. Millard, qui avait fait parvenir une mise en demeure à M. St-Pierre Plamondon, indique qu’il a «sincèrement cru» que le péquiste retirerait ses propos. Ce qu’il n’a pas fait.
Devant l’espoir de vivre une campagne où l’on pourra «débattre avec vigueurs des idées sans tomber dans de tristes échanges», M. Milliard a rangé sa menace de poursuite pour le moment.
«Le délai de 72 heures que nous avions exigé pour qu’il retire ses propos est maintenant expiré. J’ai sincèrement cru qu’il le ferait. Ceci dit, ce délai était le sien. De notre côté, nous ne sommes pas contraints par ce délai», a-t-il dit.
Mais «le PLQ réserve tous ses droits, y compris celui d’intenter une poursuite», souligne le chef du Parti libéral.
Le PLQ a envoyé dimanche une mise en demeure au chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, lui demandant de retirer ses propos liant le PLQ au «crime organisé» et de présenter des excuses formelles.
Le chef du Parti québécois a exprimé son refus de se conformer à l’injonction avant même d’avoir reçu la lettre des libéraux.
«J’ai consulté mes avocats hier (samedi) et je vous annonce que je n’ai aucune intention de me rétracter», a-t-il écrit sur les réseaux sociaux dimanche, accusant les libéraux de tenter de le «faire taire», des déclarations qu’il a répétées en point de presse dimanche après-midi.

