L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a rencontré le chef libéral, Charles Millard, pour son enquête sur la course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) ayant mené à l’élection de Pablo Rodriguez l’an dernier.
«J’ai répondu à leurs questions, ça a été très, très cordial, ça fait quelques semaines», a révélé M. Milliard mercredi matin, en point de presse au parlement.
Le chef libéral n’a pas voulu révéler les détails de l’entretien, mais l’entourage de M. Milliard a tenu à assurer par la suite que son équipe dans la course «ne fait pas du tout l’objet d’une enquête», a-t-on précisé.
«(M. Milliard) n’était pas une personne d’intérêt du tout et la seule raison pour laquelle il a rencontré l’UPAC, c’est qu’il est actuellement chef du PLQ», a écrit une porte-parole de l’aile parlementaire à La Presse Canadienne.
L’UPAC a ouvert cette enquête en décembre dernier à la suite de nombreuses révélations des médias concernant des allégations de pratiques de financement illégal.
Ces allégations visaient l’équipe du candidat Pablo Rodriguez, qui a été élu chef en juin 2025, devançant M. Milliard.
D’ailleurs, pas plus tard que la semaine dernière, dans un rapport accablant, la commissaire à l’éthique de l’Assemblée nationale a recommandé une sanction de 8000 $ contre la députée Sona Lakhoyan Olivier: elle s’est servie de son bureau de circonscription et de son personnel pour des activités partisanes en appui à M. Rodriguez, ce qui est interdit en vertu des règles de l’Assemblée nationale.
«Je ne peux pas être responsable des courses au leadership des autres», a plaidé M. Milliard mercredi matin.
«Aucune autre information» ne lui prouve qu’un autre député libéral ou bureau de circonscription a contrevenu aux règles, a-t-il indiqué.
«Tous les gens qui ont fait partie de ma campagne au leadership, les gens que je côtoie dans les événements militants, (…) ce sont des gens d’une grande probité, transparence, honnêteté. Alors, quand il y a des choses comme ça qui arrivent comme la semaine passée, je trouve ça inacceptable.»
À ses côtés, le député Frédéric Beauchemin, qui s’était rangé dans le camp de Pablo Rodriguez, a également témoigné.
«Est-ce que, moi, j’ai été faire une vérification dans chacun des bureaux de circonscription? La réponse à ça, c’est non.»
Devant l’accumulation des déboires, M. Rodriguez avait dû démissionner en décembre, ce qui a laissé la place au couronnement de M. Milliard en février dernier.

