L’UE et le Canada, qui veulent forger une «nouvelle alliance» face aux États-Unis et à la Chine, préparent en vue de leur sommet fin octobre des accords en matière de services numériques, de matières premières stratégiques et d’avions anti-incendie, selon un document consulté mercredi par l’AFP.
Ce sommet organisé à Montréal sera l’occasion pour Européens et Canadiens de concrétiser leurs velléités de rapprochement, après la proposition de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui avait suggéré de faire du Canada le premier «membre associé» de l’UE.
«L’UE et le Canada, avec leurs échanges commerciaux sans équivalent, leurs valeurs communes et leurs atouts économiques complémentaires, peuvent construire une relation approfondie et plus intégrée», souligne un projet de déclaration conjointe consulté par l’AFP, qui a été soumis pour avis aux 27 pays de l’UE.
Ce projet de texte devant être publié à l’issue du sommet dresse une liste d’accords en préparation, et qui devraient être annoncés lors de l’événement.
Ils incluent un accord sur le commerce numérique visant à «permettre des échanges et des transactions numériques sécurisés, plus rapides et à moindre coût», un renforcement de la coopération entre les autorités de la concurrence, et la participation de la Banque européenne d’investissement aux projets canadiens d’extraction de minerais stratégiques.
Le document mentionne aussi l’achat commun par l’UE et le Canada de 50 avions bombardiers d’eau au constructeur canadien De Havilland, qui seront déployés d’ici 2030 pour combattre les incendies.
Ottawa et Bruxelles veulent en outre développer les opportunités pour leurs citoyens «d’étudier, travailler, faire de la recherche et nouer des relations durables» de part et d’autre de l’Atlantique, le projet de déclaration mentionnant que le Canada lancera des discussions en vue d’adhérer au programme européen Erasmus.
Les deux parties veulent aussi accroître leur coopération dans l’énergie, notamment avec une étude de faisabilité sur la possibilité d’exporter en Europe du gaz naturel liquéfié (GNL) produit au Canada.