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L’Ontario ne peut pas laisser Trump «contrôler» ses centres de données, soutient Ford

«Ce type nous couperait l’accès en trois secondes. Nous devons nous assurer de garder le contrôle de nos données.»

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Doug Ford lors d'une conférence de presse à Guelph, en Ontario, le 13 août 2026. (CTV News Kitchener) Doug Ford lors d'une conférence de presse à Guelph, en Ontario, le 13 août 2026. (CTV News Kitchener)

Le premier ministre Doug Ford affirme que si l’Ontario ne construit pas de centres de données, cela risque de faire en sorte que «les données des Canadiens soient transmises aux États-Unis et tombent entre les mains du président (américain) (Donald) Trump».

M. Ford a tenu ces propos lundi lors d’un discours prononcé devant les délégués au congrès de l’Association des municipalités de l’Ontario, à Ottawa.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Ces remarques font suite à la décision d’Oakville d’imposer un moratoire d’un an sur les nouveaux centres de données. Un moratoire similaire devrait également être examiné par le conseil municipal de Mississauga le mois prochain.

«Ce serait la pire chose que nous puissions faire: laisser le président Trump contrôler nos données», a affirmé M. Ford lundi. «Ce type nous couperait l’accès en trois secondes. Nous devons nous assurer de garder le contrôle de nos données.»

Le gouvernement de l’Ontario a annoncé la semaine dernière un nouveau cadre réglementaire pour les centres de données.

En vertu de ce cadre, les grands centres de données seraient assujettis à une nouvelle catégorie tarifaire d’électricité, ce qui les exposerait à des factures plus élevées que celles des autres consommateurs industriels d’énergie.

Les centres de données devraient également «minimiser leurs impacts environnementaux», la préférence étant accordée aux projets qui utilisent «des systèmes en circuit fermé ne consommant pratiquement pas d’eau pendant leur fonctionnement».

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Dans son allocution, M. Ford a soutenu que les centres de données représentaient une «occasion historique» de générer des millions de dollars de nouvelles recettes fiscales «tout en protégeant les renseignements des citoyens et en les gardant hors de portée du président Trump».

«Il ne suffit pas simplement d’autoriser l’implantation de ces centres de données. Nous ne devrions pas faire pression pour qu’ils s’installent ici. C’est nous qui tenons les rênes, nous tous», a-t-il ajouté. «Ils ont besoin de notre énergie, ils ont besoin d’un environnement frais et, surtout, ils ont besoin de main-d’œuvre; alors négociez, négociez sans relâche, et demandez-leur ce qu’ils comptent faire pour notre collectivité, car ils engrangent des milliards.»

Plusieurs groupes ont exprimé des préoccupations concernant les centres de données, ainsi que la quantité d’électricité et d’eau consommée par ces installations.

M. Ford a précisé lundi que la province n’offrira pas d’incitatifs financiers pour attirer de nouveaux centres de données et qu’elle «ne retiendra que les meilleurs projets».

En date de 2025, l’Ontario comptait déjà environ 100 centres de données d’IA, selon des documents figurant dans le dernier budget de la province.

«L’Ontario a le choix. Nous pouvons bâtir l’économie de demain et veiller à ce que les données des Canadiens restent au Canada, ou bien nous pouvons nous laisser distancer et risquer que les données des Canadiens soient envoyées aux États-Unis et tombent entre les mains du président Trump», a-t-il dit.

Son discours, prononcé lundi, a précédé l’annonce de nouvelles menaces de droits de douane américains pouvant atteindre 50 % sur une longue liste de produits canadiens, qui devraient entrer en vigueur le 19 août.

Réagissant à cette menace, M. Ford a assuré que l’Ontario «sera prêt à faire face à tous les scénarios possibles».

Il n’a toutefois pas précisé quelles mesures la province pourrait prendre en réponse à ces nouveaux droits de douane.

«C’est pourquoi j’ai tant insisté pour que le Canada réagisse de manière unie face à cette attaque contre les travailleurs canadiens, la souveraineté canadienne et les collectivités canadiennes. Nous devons rester unis», a-t-il conclu.

Chris Fox

Chris Fox

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