Politique

Loi 101 à la formation professionnelle: les libéraux vont s'y opposer

«La méthode qui est proposée par la CAQ, ce n’est pas la meilleure façon de protéger la langue.»

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La députée libérale Madwa-Nika Cadet questionne le gouvernement à l'Assemblée nationale, à Québec, le mardi 18 février 2025. LA PRESSE CANADIENNE La députée libérale Madwa-Nika Cadet questionne le gouvernement à l'Assemblée nationale, à Québec, le mardi 18 février 2025. LA PRESSE CANADIENNE (Jacques Boissinot)

Les libéraux comptent s’opposer au projet de loi visant à étendre la loi 101 à la formation professionnelle et à l’éducation aux adultes,

«La méthode qui est proposée par la CAQ, ce n’est pas la meilleure façon de protéger la langue et s’assurer que des adultes puissent avoir une meilleure maîtrise du français», a soutenu la députée libérale Madwa-Nika Cadet.

On craint que cette mesure ne vienne freiner le retour aux études d’adultes.

«Ce qu’on comprend, c’est que ces personnes-là ne sont pas obligées de le faire. Donc si on leur dit: “vous devez absolument le faire en français”, il n’y a absolument aucune garantie que ces personnes vont suivre leur formation professionnelle en français. Donc, ces gens-là vont seulement rester chez eux», a ajouté l’élue.

Les libéraux croient qu’il est préférable de mettre plus d’argent pour la francisation.

C’est le ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, qui a déposé la pièce législative jeudi. Il a affirmé que son initiative ferait passer 27 000 étudiants du réseau anglophone au réseau francophone.

Si elle est adoptée, la nouvelle loi n’entrera en vigueur qu’en juillet 2028. Les «ayants droit» en seront exemptés.

Il reste peu de temps avant la fin de la session parlementaire et le menu législatif est déjà bien chargé. Madwa-Nika Cadet ne croit pas que les députés vont avoir le temps de voter sur ce projet de loi.

Thomas Laberge

Thomas Laberge

Journaliste