Politique

Logement à Québec: quelle note les organismes donnent-ils à Bruno Marchand?

«On a construit 22 000 logements», s’est vanté le maire.

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Cinq ans plus tard, quel bilan en logement pour Bruno Marchand? Pour célébrer son cinquième anniversaire à la tête de la Ville de Québec, le maire Bruno Marchand a vanté son bilan en matière de logement. Mais qu'en pensent les organismes communautaires qui sont aux premières loges de la crise du logement?

Pour célébrer son cinquième anniversaire à la tête de la Ville de Québec, le maire Bruno Marchand a vanté son bilan en matière de logement. Mais qu’en pensent les organismes communautaires qui sont aux premières loges de la crise du logement?

«On fait quoi depuis cinq ans? On bâtit la ville. On a construit 22 000 logements», a déclaré le maire dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux.

tableau logements Québec (Noovo Info)

Son administration a également atteint la cible de 500 nouveaux projets de logements sociaux et abordables qui avait été lancée en 2023.

Toutefois, sur le terrain, les organismes soulignent que la construction de milliers de nouveaux logements n’est pas nécessairement une bonne nouvelle pour les locataires.

«Le problème, c’est que les mises en chantier de logements locatifs privés ont contribué à faire grimper le prix des logements disponibles», explique Véronique Laflamme, organisatrice communautaire au FRAPRU. Elle soutient que plusieurs locataires se retrouvent incapables de payer les loyers des logements disponibles sur le marché locatif.

Selon le Bureau d’animation et d’information logement (BAIL), le loyer moyen pour un 4 ½ à Québec est passé de 1000$ en 2022 à 1300$ en 2025.

«On n’a pas encore les chiffres pour 2026, mais on peut se doute qu’il va y avoir une autre augmentation significative», souligne Félix Marois, organisateur communautaire au BAIL.

Les organismes communautaires de la région reconnaissent néanmoins que la crise du logement dépasse largement le cadre municipal et que le maire n’en porte pas l’entière responsabilité.

M. Marois affirme d’ailleurs percevoir une «réelle volonté d’en faire plus» de la part de l’administration Marchand et donne la note de «B» à son bilan en matière de logement.

«Je pense qu’il y a un effort sincère d’en faire davantage, mais ils sont limités», dit-il, ajoutant que son organisme souhaiterait que tous les fonds gouvernementaux destinés au logement soient entièrement réservés pour le logement social.

Pour Mme Laflamme, l’administration Marchand obtient la note de passage.

«La Ville a atteint ses objectifs dans un contexte difficile en termes de développement de logements sociaux. Elle a dû faire face à des difficultés importantes face à un gouvernement caquiste assez têtu. Cela dit, sur le terrain, en termes d’abordabilité la situation se détériore», dit-elle.