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Les tueries ont fait évoluer les lois sur les armes à feu

Depuis mai 2020, le gouvernement libéral fédéral a interdit environ 2500 types d’armes à feu, dont l’AR-15 et le Ruger Mini-14.

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Un titulaire de permis d'arme à feu restreinte tient un fusil AR-15 à son domicile de Langley, en Colombie-Britannique, le 1er mai 2020. Un titulaire de permis d'arme à feu restreinte tient un fusil AR-15 à son domicile de Langley, en Colombie-Britannique, le 1er mai 2020. (JONATHAN HAYWARD)

OTTAWA — Les fusillades de masse au Canada, notamment celle d'avril 2020 en Nouvelle-Écosse, ont contribué à l'évolution de la législation sur les armes à feu ces dernières décennies.

Peu de détails étaient disponibles mercredi concernant le type d'arme à feu utilisé lors de la fusillade de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, qui a fait neuf morts, dont la tireuse, et de nombreux blessés.

Le commissaire adjoint de la GRC, Dwayne McDonald, a déclaré que deux armes à feu – une carabine et un pistolet modifié – avaient été récupérées par les agents sur les lieux du drame.

«Déterminer l'origine de ces armes à feu et leur rôle dans la fusillade demeure un volet important de l'enquête en cours», a-t-il dit aux journalistes à Surrey, en Colombie-Britannique.

Depuis mai 2020, le gouvernement libéral fédéral a interdit environ 2500 types d'armes à feu, dont l'AR-15 et le Ruger Mini-14, au motif qu'elles n'ont leur place que sur les champs de bataille.

Les armes à feu et les dispositifs prohibés doivent être éliminés – ou désactivés – avant la fin de la période d'amnistie, le 30 octobre.

Les militants pour le droit de port d'armes et les conservateurs fédéraux accusent le gouvernement de cibler les propriétaires d'armes respectueux de la loi et dénoncent ce programme comme un gaspillage de l'argent des contribuables.

Les partisans du contrôle des armes à feu saluent le programme d’indemnisation, mais ils reprochent au gouvernement de ne pas interdire la vente de nouvelles armes semi-automatiques, comme la SKS.

La SKS est couramment utilisée dans les communautés autochtones pour la chasse et a également été impliquée dans des homicides policiers et d'autres fusillades très médiatisées ces dernières années.

Le gouvernement procède actuellement à un examen approfondi du régime canadien de classification des armes à feu, qui comprendra des consultations avec les communautés autochtones au sujet de la SKS.

Les libéraux ont également pris des mesures pour restreindre l'accès aux armes de poing, alourdir les peines pour le trafic d'armes à feu, empêcher les auteurs de violence conjugale d'en posséder et lutter contre la fabrication artisanale d'armes fantômes.

Les suites de Polytechnique

En 1989, un homme armé d'un Ruger Mini-14 et d'un couteau de chasse avait assassiné 14 femmes à l'École Polytechnique de Montréal.

Au début des années 1990, une loi fédérale a durci les peines pour les crimes liés aux armes à feu et a instauré de nouvelles mesures concernant l'acquisition et le stockage des armes à feu.

Puis, au milieu des années 1990, le gouvernement libéral de Jean Chrétien a instauré un registre universel des armes à feu, incluant les carabines et les fusils de chasse ordinaires.

Ce registre a été vivement critiqué, certains le considérant comme une intrusion inutile dans la vie des agriculteurs, des chasseurs et des tireurs sportifs, tandis que d'autres le voyaient comme un outil précieux pour les forces de l'ordre, qui l'utilisaient quotidiennement pour recueillir des renseignements cruciaux.

Les conservateurs de Stephen Harper avaient déposé un projet de loi visant à abolir l'enregistrement universel, mettant ainsi fin à l'obligation d'enregistrer les armes à feu non restreintes.

Jim Bronskill, La Presse Canadienne

Jim Bronskill

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Journaliste