Politique

Les Québécois «ont horreur d’un référendum», selon Marc Miller

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Le ministre canadien de l'Identité et de la Culture, Marc Miller, lors d'une conférence de presse à Ottawa, le mercredi 10 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Adrian Wyld (Adrian Wyld)

Le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, Marc Miller, croit que les Québécois «ont horreur d’un référendum» en raison de la division qu’une telle étape peut constituer dans la société.

Le député libéral qui représente la circonscription fédérale de Ville-Marie-Le-Sud-Ouest-Île-des-Soeurs, à Montréal, a été questionné jeudi sur la préparation d’Ottawa à l’arrivée potentielle d’un gouvernement péquiste le 5 octobre prochain.

«Il faut d’abord que les Québécois, dont moi, fassent leur choix», a souligné le ministre Miller.

«Je pense que, ce qu’on entend des Québécois, c’est qu’ils veulent que les paliers de gouvernement travaillent ensemble, a-t-il avancé. C’est pour ça qu’ils ont horreur d’un référendum, parce que c’est immensément divisif, très émotionnel.»

M. Miller a toutefois fait savoir qu’il s’attend «à toutes les éventualités» au terme de la course électorale québécoise et qu’Ottawa se prépare à «travailler avec le gouvernement qui va rentrer, qu’il soit minoritaire ou autre».

Le ministre n’a pas non plus caché ses intentions de vote lorsqu’il se rendra aux urnes.

Il a avoué qu’il compte voter pour la candidate du Parti libéral du Québec, Jennifer Maccarone, qui représente son comté aux élections, soit celui de Westmount-Saint-Louis.

«Je n’ai aucun lien intime avec le Parti libéral du Québec pour autant», a-t-il tout de même fait savoir.

M. Miller a également souligné qu’il avait «très bien travailler avec Mme Fréchette» lorsqu’ils portaient tous deux le dossier de l’immigration dans leurs gouvernements respectifs.

«On n’avait pas toujours les mêmes points de vue, mais c’est quelqu’un de très travaillant», a-t-il indiqué.