Politique

Les premiers ministres provinciaux réagissent au référendum en Alberta

«Le Canada, tel qu’il est, ne fonctionne pas et le statu quo ne passe plus», a remarqué le premier ministre québécois nouvellement élu, Paul St-Pierre Plamondon.

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«Non à la séparation, oui à l’autonomie»: Éric Duhaime réagit au résultat du référendum en Alberta Voyez le compte-rendu de Jean-François Poudrier.

Lors du référendum historique qui s’est tenu lundi, les Albertains se sont prononcés à une écrasante majorité en faveur du maintien au sein du Canada.

Selon les premiers résultats, environ trois Albertains sur quatre se sont prononcés en faveur de la Confédération, tandis qu’environ un sur quatre a déclaré vouloir que la province organise un deuxième référendum contraignant sur la sortie du Canada.

La question de la séparation figurait parmi les dix questions posées aux Albertains. Les neuf autres portaient sur l’immigration et la Constitution.

Les premiers ministres des autres provinces n’ont pas tardé à réagir aux résultats mardi.

«Outre le fait que la tenue de cet exercice démocratique n’a pas du tout causé le cataclysme qu’on nous annonce lorsqu’on prononce au Québec le mot référendum, le message qu’ils envoient à Ottawa ne peut pas être plus clair: le Canada, tel qu’il est, ne fonctionne pas et le statu quo ne passe plus», a remarqué le premier ministre québécois nouvellement élu, Paul St-Pierre Plamondon. «Le nouveau gouvernement du Québec s’assurera que le message soit compris à Ottawa»

Le premier ministre ontarien, Doug Ford, s’est dit «ravi du soutien décisif que les Albertains ont manifesté pour le pays que nous aimons tous».

«Il incombe désormais au reste du Canada de tenir l’engagement pris envers l’Alberta en construisant de nouveaux pipelines, en libérant nos ressources naturelles et en libérant la prospérité qui protégera l’avenir des Canadiens d’un océan à l’autre», a-t-il écrit dans une publication sur X.

Voisin de l’Alberta, le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, était également satisfait du résultat.

«Il reste encore du travail à faire pour améliorer la manière dont l’Ouest canadien est traité par Ottawa. Mais le Canada en vaut la peine», a soutenu M. Moe, ajoutant que sa province continuerait à collaborer avec l’Alberta pour renforcer leurs liens.

Comment les Albertains en sont arrivés à un référendum? Notre collaborateur Pablo Rodriguez explique comment les Albertains en sont arrivés à un référendum, alors qu’ils se rendent aux urnes lundi afin de déterminer s'ils souhaitent rester au sein du Canada ou continuer leur chemin vers l'indépendance.

De l’autre côté de la frontière de l’Alberta, le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, a remercié les Albertains d’avoir «fermement défendu le Canada».

«Nous ne serons pas d’accord sur tout, mais nous travaillerons ensemble pour rendre ce pays plus fort», a-t-il mentionné.

Wab Kinew, premier ministre du Manitoba, a aussi félicité les Albertains lors d’un point de presse sur un tout autre sujet à Winnipeg.

«Je suis vraiment ravi du résultat du scrutin d’hier, et j’espère que cela signifie que nous pourrons désormais nous concentrer sur la reconstruction de notre pays, avec un système de santé et une économie très soldes», a-t-il indiqué.

Dans la région Atlantique, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston, estime que le «Canada est plus fort avec l’Alberta à ses côtés» et que les résultats démontrent que cette philosophie est partagée par une majorité d’Albertains.

«De nombreux Néo-Écossais entretiennent des liens étroits avec l’Alberta, soit parce qu’ils y ont travaillé, soit parce que des amis ou des membres de leur famille se sont rendus dans cette province pour contribuer au développement de son industrie», a-t-il rappelé.

Même son de cloche du côté de son homologue de Terre-Neuve-et-Labrador, Tony Wakeham, qui a affirmé que «ce résultat confirme l’importance de travailler ensemble pour relever les défis et faire progresser nos intérêts communs».

«La force du Canada réside dans la capacité des provinces et des territoires à collaborer pour atteindre des objectifs communs», a-t-il ajouté.

Le premier ministre du Yukon, Currie Dixon, juge que les résultats du référendum sur la question du maintien ou de la séparation sont une «excellente nouvelle».

«L’Alberta et ses habitants ont toujours joué un rôle de premier plan dans notre pays, et je me réjouis que cela continue», a-t-il fait valoir.