La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) entame lundi une nouvelle étape de ses moyens de pression, alors que ses négociations avec Québec s’étirent.
Les médecins spécialistes cessent d’offrir des rendez-vous par l’intermédiaire de la plateforme des Centres de répartition des demandes de service (CRDS).
Cette centrale de rendez-vous distribue aux médecins spécialistes les demandes de consultation provenant des omnipraticiens et des infirmières praticiennes.
Les consultations seront désormais offertes via des «mécanismes alternatifs». Les professionnels qui dirigeront leurs patients vers des spécialistes devront le faire directement par courriel, par exemple.
La FMSQ estime que ce moyen de pression ne devrait pas avoir d’effets négatifs sur les patients. Selon son président, le Dr Vincent Oliva, les impacts seront plutôt «positifs», car la plateforme des CRDS a toujours été «complètement dysfonctionnelle».
«Par ses moyens de pression, la Fédération vise à augmenter la pression sur le gouvernement et arriver à une entente qui permette un financement de la médecine spécialisée à la hauteur des besoins des patients. Les moyens de pression n’affecteront pas les patients puisque la disponibilité des médecins spécialistes et l’offre de soins demeure la même», a fait savoir la FMSQ dans une déclaration partagée auprès de Noovo Info.
La ministre de la Santé, Sonia Bélanger, espère que les patients ne seront pas touchés par ce nouveau moyen de pression. La semaine dernière, elle a affirmé qu’elle suivra la situation de près.
Seuls 20 % des rendez-vous passent par les CRDS; le gouvernement voudrait que ce soit 100 %.
Ce nouveau moyen de pression s’ajoute à l’arrêt de la participation des médecins spécialistes au Dossier santé numérique et aux activités médico-administratives.
L’accord-cadre avec les médecins spécialistes est échu depuis le 31 mars 2023.
