Le Commissaire à la protection de la vie privée du Canada affirme que les hypertrucages à caractère sexuel créés par l’agent conversationnel Grok d’Elon Musk violent la Loi canadienne sur la protection des renseignements personnels.
L’organisme de surveillance indique que l’outil de génération d’images par intelligence artificielle (IA) de Grok a été lancé sans mesures de protection adéquates et n’a pas suffisamment pris en compte les atteintes à la vie privée.
Le commissaire Philippe Dufresne a ouvert une enquête en janvier sur la prolifération d’hypertrucages à caractère sexuel générés par Grok et partagés sur le réseau social X.
M. Dufresne précise que Grok a été utilisé pour générer des millions d’hypertrucages à caractère sexuel.
L’enquête visait à déterminer si les entreprises impliquées respectaient la législation sur la protection de la vie privée et si elles avaient obtenu un «consentement valide» pour collecter, utiliser et divulguer des informations personnelles afin de créer des hypertrucages, y compris du contenu explicite.
Cette vague d’images a suscité un tollé mondial, le Royaume-Uni, l’Union européenne et la Californie ayant lancé leurs propres enquêtes.
Au Canada, le gouvernement libéral à Ottawa a présenté un projet de loi visant à criminaliser les hypertrucages à caractère sexuel non consensuels.

