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Les futurs sous-marins canadiens pourraient permettre aux alliés de l’OTAN de partager des équipages

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Le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, s'adresse aux médias lors du Forum de l'industrie de la défense de l'OTAN à Ankara, en Turquie, le mardi 7 juillet 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Adrian Wyld Le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, s'adresse aux médias lors du Forum de l'industrie de la défense de l'OTAN à Ankara, en Turquie, le mardi 7 juillet 2026. Crédit image | LA PRESSE CANADIENNE

Le ministre de la Défense du Canada affirme qu’un projet d’entente avec l’Allemagne concernant des sous-marins pourrait permettre aux alliés de l’OTAN de partager des équipages au sein d’une flotte plus vaste, plusieurs pays exploitant la même classe de sous-marins.

«D’après ce que j’ai compris, le fait de choisir les constructeurs allemands et norvégiens implique un certain degré d’interopérabilité inhérent à ce choix», a affirmé David J. McGuinty mardi, s’adressant aux journalistes en marge du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News

«Cela signifie que nous pourrons chacun partager des équipages, par exemple à bord des sous-marins», a-t-il ajouté.

En prévision du sommet de l’OTAN de lundi, le premier ministre Mark Carney a annoncé que le gouvernement avait choisi une entreprise allemande pour construire la nouvelle flotte de sous-marins du Canada, les quatre premières livraisons étant prévues d’ici 2034.

Cette décision signifie que la société allemande TKMS entamera désormais des négociations avec le Canada en vue de construire jusqu’à 12 nouveaux sous-marins à la fine pointe de la technologie.

Il s’agit de l’un des plus importants marchés d’approvisionnement militaire du Canada: ces 12 navires sont destinés à remplacer la flotte actuelle de quatre sous-marins de classe Victoria de fabrication britannique, qui connaissent des problèmes récurrents depuis leur acquisition en 1998. Un seul de ces quatre sous-marins est considéré comme pleinement opérationnel.

Outre l’acquisition des sous-marins, le projet canadien prévoit le financement de 30 à 50 ans d’entretien. Le contrat, sur toute sa durée de vie, a une valeur estimée à plus de 100 milliards de dollars.

L’OTAN donne un coup de pouce au Canada

L’OTAN, quant à elle, a annoncé mardi qu’elle entamerait des négociations en vue d’acquérir jusqu’à 10 avions de surveillance aéroportés Saab GlobalEye. Il s’agit d’une initiative qui donne un élan considérable au géant aérospatial canadien Bombardier, dont le jet d’affaires Global 6500 sert de plate-forme à ce système.

Le secrétaire général Mark Rutte a fait cette annonce lors du sommet de l’Alliance à Ankara, précisant que ces aéronefs remplaceront la flotte vieillissante du Système aéroporté d’alerte et de contrôle (AWACS) de l’OTAN. Onze pays, dont le Canada, participent à cet effort d’acquisition conjointe.

«Cela nous permettra de maintenir la capacité de surveillance et d’alerte précoce détenue et exploitée par l’OTAN à un niveau élevé et crédible pour les décennies à venir», a soutenu M. Rutte.

Cette annonce survient quelques semaines après que M. Carney eut indiqué que le Canada entamait des négociations avec Saab en vue d’acquérir jusqu’à six avions GlobalEye pour l’Aviation royale canadienne.

Ottawa choisit une entreprise allemande pour construire sa nouvelle flotte de sous-marins Le gouvernement Carney a choisi une entreprise allemande pour construire la nouvelle flotte de sous-marins du pays. L’analyse d’Alain Rayes.

L’OTAN a indiqué que le système GlobalEye assurera la surveillance aérienne, terrestre et maritime à partir d’une seule plateforme et améliorera la capacité de l’Alliance à détecter et à suivre les menaces, notamment les essaims de drones, les missiles balistiques et les missiles de croisière.

Le GlobalEye combine la technologie de radar et de capteurs de Saab avec l’avion Global 6500 de Bombardier, qui est fabriqué au Canada.

«Je pense que c’est un très grand pas en avant», a mentionné M. McGuinty. «Cela montre qu’il y a un intérêt pour un produit que le Canada envisage de construire.»

Dans un communiqué publié mardi, le chef de la direction et président de Saab, Micael Johansson, s’est dit «convaincu que le GlobalEye est le bon choix pour l’alliance» et a déclaré attendre «avec impatience les prochaines étapes des négociations».

M. McGuinty a également annoncé mardi que huit pays s’engagent à soutenir la Banque de défense, de sécurité et de résilience dirigée par le Canada : l’Albanie, la Belgique, la Grèce, la Lettonie, le Luxembourg, la Roumanie, la Turquie et l’Ukraine.

La banque vise à fournir un «financement à long terme et à faible coût» pour les projets de défense des membres et des alliés de l’OTAN.

Le Canada a été choisi en avril pour accueillir la banque, tandis que plusieurs villes canadiennes, dont Toronto, Vancouver, Montréal et Ottawa, sont en lice pour l’accueillir sur leur territoire.

Avec la collaboration de Stephanie Ha et Annie Bergeron-Oliver pour CTV News

Graham Richardson

Graham Richardson

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Ottawa Bureau Chief, CTV National News