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Les conservateurs veulent augmenter la production de diesel et baisser les taxes

Selon Statistique Canada, les prix du diesel à travers le pays ont augmenté en août de 60 à 90 cents en moyenne par rapport à l’année dernière.

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Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, parle durant une conférence de presse dans une station-service à Ottawa, le dimanche 27 septembre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, parle durant une conférence de presse dans une station-service à Ottawa, le dimanche 27 septembre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Chris Tanouye)

Les conservateurs fédéraux réclament une augmentation de la production canadienne de diesel pour la porter à un million de barils par jour, alors que le prix de ce carburant ne cesse de grimper.

Les prix des carburants ont augmenté à l’échelle mondiale ces derniers mois, les conflits en Iran et en Ukraine ayant un impact sur l’approvisionnement mondial en pétrole.

Selon Statistique Canada, les prix du diesel à travers le pays ont augmenté en août de 60 à 90 cents en moyenne par rapport à l’année dernière.

Lors d’une conférence de presse organisée mardi matin devant la Chambre des communes, Jason Groleau, porte-parole conservateur pour l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, a affirmé que les Canadiens payaient 31 cents de plus par litre de diesel que la moyenne mondiale.

«La hausse des prix à la pompe crée une inflation énorme sur tous les produits achetés par les Canadiens, a souligné Jason Groleau en français. Le prix du diesel au Canada a augmenté de plus de 80% au cours de la dernière année seulement.»

Carol Anstey, porte-parole conservatrice en matière d’énergie, a soutenu lors de la conférence de presse que «chaque hausse fait grimper le coût de production de nos denrées alimentaires, du transport de nos marchandises et de la construction de logements, et chaque hausse se répercute sur le budget des ménages.»

Une motion conservatrice présentée mardi à la Chambre des communes appelle le gouvernement à agir.

Le parti souhaite la suspension des taxes fédérales sur le diesel jusqu’à la fête du Canada, ainsi que des allègements fiscaux pour la construction d’infrastructures liées au diesel, telles que les oléoducs, les raffineries, les voies ferrées et les installations de stockage.

«Les gens survivent»: une part de l’économie québécoise ébranlée par la flambée du diesel Le prix du diesel risque d’augmenter davantage en raison des États-Unis qui envisagent de réduire leurs exportations pour conserver leur carburant sur leur territoire.

«Le Canada dispose des ressources, de la main-d’œuvre qualifiée et de l’expertise nécessaires pour mettre en place un approvisionnement en carburant plus solide et plus fiable», a argué Mme Anstey. 

«Nous devrions mettre ces atouts à profit pour créer des emplois, réduire notre dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers et protéger les Canadiens contre les perturbations d’approvisionnement», a-t-elle ajouté.

La motion précise que le gouvernement devrait se fixer pour objectif de porter la production canadienne de diesel à un million de barils par jour.

Les raffineries canadiennes fonctionnent toutefois déjà presque au maximum de leur capacité. Un rapport publié en mars par la Régie de l’énergie du Canada indiquait que les raffineries de pétrole brut utilisaient 1,6 million de barils par jour, soit 90 % de leur capacité.

«Le gouvernement est en contact permanent avec les raffineurs, qui maximisent leur capacité de production de diesel pour faire face à la situation», a pointé John Fragos, attaché de presse du ministre des Finances, François-Philippe Champagne.

«Le Canada produit à peu près la quantité exacte de diesel qu’il consomme, ce qui nous assure la sécurité de notre marché intérieur, a-t-il ajouté. Nous sommes actuellement un exportateur net de diesel, ce qui signifie que toute production supplémentaire est destinée aux marchés d’exportation.»

Nick Murray

Nick Murray

Journaliste