Politique

Les attentes des régions envers la nouvelle première ministre, Christine Fréchette

Voici la liste d’épicerie des acteurs politique des régions du Québec.

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Christine Fréchette: la liste d'épicerie des régions

C’est fait, le Québec a une nouvelle première ministre. Maintenant, il faut répondre aux attentes. Des acteurs politiques des régions ont rapidement rappelé les leurs, lundi, soit au lendemain de l’élection de Christine Fréchette comme nouvelle cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), et donc de sa désignation comme PM pour succéder à François Legault.

Ça commence par Trois-Rivières, d’où Mme Fréchette est originaire. Les maires et mairesses de la région accueillent la nouvelle avec positivité – surtout le maire de Trois-Rivières qui croise les doigts pour être au cœur des priorités de Christine Fréchette.

«C’est sûr que, quand t’es première ministre, tu fais attention pour ne pas faire trop de jalousie mais, en même temps, en connaissant bien Trois-Rivières et en ayant travaillé avec [le ministre du Travail et député de Trois-Rivières, Jean] Boulet, qui l’a appuyé pendant sa campagne, on pense que Trois-Rivières pourrait être bien positionnée», espère Jean-François Aubin.

La question du PEQ

Le maire de Trois-Rivières a rappelé un de ses vœux en mêlée de presse: le retour Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Le retrait de cette voie simplifiée d’obtention d’une résidence permanente pour les travailleurs étrangers temporaires a suscité la grogne chez certains.

«Beaucoup d’entreprises d’ici ont un problème de main-d’œuvre avec la coupure sèche et radicale de ce programme», souligne M. Aubin. «Ça a eu un effet majeur et négatif sur eux. [Mme Fréchette] s’est engagée à revenir là-dessus. On espère qu’elle va le faire rapidement.»

À la vitesse grand «V»

De l’autre côté du fleuve Saint-Laurent, à Nicolet, on appelle aussi à la célérité du prochain cabinet que formera la première ministre.

«Ça va nous laisser peu de temps pour travailler avec Mme Fréchette et s’assurer qu’on travaille dans le même sens pour les défis qui touchent les municipalités – la crise économique, la crise sociale, la crise environnementale…», a dit la mairesse Geneviève Dubois lundi.

«La question de l’environnement va être un bon défi», a continué Mme Dubois. «Mme Fréchette s’est montrée ouverte à reconsidérer tout ce qui touche les gaz de schiste. Ici, ça avait été un dossier extrêmement polarisant.»

Que fera le député de Jonquière?

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Éric Girard, ministre régional et député du Lac-Saint-Jean, avait pris le côté de Christine Fréchette. Yannick Gagnon, dans Jonquière, était pour sa part derrière la candidature de Bernard Drainville.

Or, M. Gagnon, ne sait pas encore s’il sera sur les rangs lors de la prochaine campagne électorale, prévue pour l’automne 2026. Un de ses critères «importants» sera sa rencontre avec la première ministre

«J’ai quand même un sentiment de fierté, parce que ce qu’on voulait au début, c’était de provoquer le débat», a toutefois déclaré le député de Jonquière en entrevue avec Noovo Info.

À l’Union des producteurs agricoles (UPA), dans la région, on a certaines attentes aussi: Mme Fréchette a fait certaines promesses, dont l’augmentation de l’aide à la relève et le remboursement de la taxe carbone.

«On espère encore, au moins concrètement, quelques réalisations à court terme», a mentionné Jean-Thomas Maltais, président de l’UPA au Saguenay–Lac-Saint-Jean, dans un entretien avec Noovo Info.

Ralliement en Estrie

Enfin, en Estrie, l’aile caquiste regarde vers l’avenir – même celle qui espérait que Bernard Drainville devienne son chef.

«C’était historique, ce qu’on a vécu», a laissé tomber Geneviève Hébert en entrevue avec Noovo Info. La députée de Saint-François n’a pas remporté son élection, mais e entièrement confiance en Christine Fréchette

«Elle a montré qu’elle sait débattre, défendre des idées; qu’elle a cette volonté de rebâtir la confiance des Québécois envers la CAQ», a dit Mme Hébert, «très heureuse» de se rallier à ses côtés.

Le député de Granby, François Bonnardel, croit d’ailleurs que «dans un contexte géopolitique et commercial immensément incertain», il n’y a pas meilleur leader que Mme Fréchette pour mener les Québécois à bon port.

«Avec les négociations de l’accord de libre-échange qui vont débuter l’été prochain… pour moi, le parcours de Christine dans les derniers mois et les dernières années est immensément important pour affronter ce défi que les Québécois vont avoir dans les prochains mois», a dit M. Bonnardel à Noovo Info.