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L’énergie québécoise est un «levier majeur» dans les négos avec les États-Unis, selon Milliard du PLQ

Il compte faire de l’économie comme l’une de ses thématiques principales lors de la campagne électorale.

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«Un des leviers majeurs qu’on a au Québec, c’est l’énergie» Le chef du Parti libéral du Québec Charles Milliard estime que l’énergie au Québec est l’un des principaux piliers de négociation du Canada avec les États-Unis.

Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, a avancé lundi matin que l’énergie québécoise est l’un des principaux piliers dans les négociations commerciales avec les États-Unis.

«L’énergie qu’on a est l’un des leviers majeurs qu’on a de négociations. [...] Le débat va se transposer dans certains États américains dans les prochaines semaines et mois», a-t-il prévenu lundi matin.

Le chef du PLQ a soutenu que si les gouvernements imposent à terme des tarifs supplémentaires, cela pourrait revenir à couper l’électricité aux Américains. Mais, cela ne se produira pas du jour au lendemain. «On a des contrats aussi», a-t-il ajouté.

M. Milliard compte toutefois faire de l’économie l’une de ses thématiques principales lors de la campagne électorale.

«On parle de relancer le Québec, de générer de nouveaux revenus. Ça va passer par élargir l’économie du Québec», a-t-il dit en point de presse. «On pense que ça doit se faire entre autres à travers plus de commerce interprovincial, [...] une diversification des marchés avec l’Afrique et l’Union européenne notamment.»

Toutefois, il a rappelé que d’autres enjeux, comme l’éducation et l’immigration, entre autres, sont aussi tout importants et en feront partie de ses propositions aussi. Il a promis de les aborder, et ce malgré la guerre commerciale en cours qui fait les manchettes.

«Ce n’est pas Donald Trump qui va nous empêcher de parler du décrochage scolaire, de l’accès à nos services d’urgence, de l’accès à nos cours de français», a-t-il lancé. «[Trump] ne m’empêchera pas de parler aux agriculteurs et aux jeunes du secteur forestier qui ont été laissés pour compte.»

Samedi, les États-Unis ont instauré de nouveaux droits de douane de 50 % sur des produits canadiens représentant 28 milliards $.

M. Carney a répondu que des droits de douane de rétorsion frapperaient les États-Unis à compter du 8 septembre. Selon lui, le Canada s’est retiré d’un «mauvais accord» avec les États-Unis.

«Pas suffisant» le programme d’aide de la CAQ face à Trump

En fin de semaine, le gouvernement de Christine Fréchette a annoncé deux nouveaux programmes destinés aux entreprises de la province afin de leur venir en aide. Mme Fréchette a souligné qu’elle ne remettrait pas les produits américains sur les tablettes de la SAQ et que Québec continuerait de pénaliser les entreprises américaines dans les appels d’offres.

La première ministre a également eu une rencontre avec les autres partis politiques, soulignant qu’il est «temps de se serrer les coudes».

Au terme de la rencontre, M. Milliard a déclaré avoir offert sa pleine collaboration à la première ministre, mais il a ajouté être ressorti de cette rencontre «encore plus préoccupé» qu’à son arrivée.

«J’aurais souhaité que cette rencontre nous permette d’aller plus loin. Malheureusement, on s’est essentiellement contenté de nous répéter des informations déjà rendues publiques lors des conférences de presse plus tôt [samedi]», avait-il commenté. «Cela me donne davantage l’impression d’un exercice de relations publiques que d’une réelle volonté de travailler ensemble face à la crise.

M. Milliard a soutenu que les programmes d’aide annoncés «ne suffiraient pas à sauver les entreprises les plus durement touchées».

Dimanche matin, sur son compte Truth Social, le président américain, Donald Trump, s’est à nouveau moqué du Canada, affirmant que «le Canada veut les avantages d’être un État, sans en être un».

Avec les informations de La Presse canadienne