Saguenay-Lac-Saint-Jean

L’élection complémentaire dans Chicoutimi est déclenchée

Les électeurs se rendront aux urnes le 23 février prochain.

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Les hostilités sont lancées dans la circonscription de Chicoutimi, au Saguenay—Lac-Saint-Jean, en vue d’une élection complémentaire qui aura lieu le 23 février prochain.

Le gouvernement Legault avait six mois pour déclencher cette partielle afin de pourvoir le siège laissé vacant par l’ex-ministre des Affaires municipales Andrée Laforest.

Mme Laforest a démissionné de son poste le 4 septembre dernier pour briguer la mairie de Saguenay, sans succès.

Mardi, la Coalition avenir Québec (CAQ) a confirmé l’identité de son candidat dans Chicoutimi. Il s’agit de Francis Tremblay, un étudiant à la maîtrise à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

L’homme de 24 ans affrontera Marie-Karlynn Laflamme du Parti québécois (PQ), Catherine Morissette du Parti conservateur du Québec (PCQ) et Jeanne Palardy de Québec solidaire (QS).

Mme Laflamme est vice-rectrice de l’UQAC, tandis que Mme Morissette est l’ex-mairesse de Saint-David-de-Falardeau et Mme Palardy provient du milieu communautaire.

Pour sa part, le Parti libéral du Québec (PLQ) n’a pas encore présenté de candidature.

En conférence de presse à Montréal mardi matin, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon s’est dit plus que prêt à en découdre avec ses adversaires.

Le PQ trône au sommet des sondages d’opinion depuis plus d’un an déjà.

«Ça fait des mois qu’on attend inutilement une partielle qui donne un député», a déclaré M. St-Pierre Plamondon, assurant toutefois ne pas tenir la victoire pour acquise.

«C’est une partielle qu’on prend très au sérieux. (...) On ne ménagera aucun effort, peu importe ce que les sondages et les prédictions disent», a-t-il dit.

Avant de passer aux mains des caquistes en 2018, la circonscription de Chicoutimi a longtemps été un château fort péquiste.

M. St-Pierre Plamondon a indiqué qu’il fera campagne dans la circonscription dès mardi. Il compte y tenir un point de presse mercredi matin.

Cette élection partielle sera par ailleurs un «avant-goût» des élections générales d’octobre, c’est-à-dire qu’elle mesurera l’humeur des Québécois dans un contexte politique qui a beaucoup évolué, selon lui.

En effet, plusieurs événements majeurs sont survenus en politique québécoise depuis la fin-décembre.

Des courses à la chefferie sont en cours à la CAQ et au PLQ, suivant les démissions de François Legault et de Pablo Rodriguez.

Certains poids lourds du gouvernement caquiste, dont Sonia LeBel et Geneviève Guilbault, ont en outre annoncé qu’ils ne se représenteraient pas aux prochaines élections.

«Quelle sera la réaction de la population par rapport aux tremblements de terre en politique québécoise? s’est interrogé mardi le chef du PQ. Ce sera à (elle) de (décider) en fonction d’un nouvel échiquier.»

Caroline Plante

Caroline Plante

Journaliste