Le sommet Canada-Union européenne qui se tient cette semaine à Montréal servira à lancer des négociations plus formelles en vue d’un partenariat renforcé au cours de l’année à venir, a déclaré mardi le premier ministre Mark Carney.
M. Carney rencontrera jeudi et vendredi à Montréal la présidente de l’Union européenne (UE), Ursula von der Leyen, ainsi que d’autres responsables de l’UE, où ils devraient annoncer la prochaine étape d’une alliance renforcée.
«Il s’agit du coup d’envoi de nouvelles discussions et négociations officielles qui se dérouleront au cours de l’année à venir», a déclaré M. Carney à l’entrée de la réunion hebdomadaire du Cabinet des ministres.
La nature exacte du nouveau pacte entre le Canada et l’UE reste floue, même pour les dirigeants eux-mêmes.
En septembre, Mme von der Leyen avait déclaré que ce nouvel accord pourrait faire du Canada un «membre associé» du bloc des 27. Mais le statut de «membre associé» n’existe pas réellement au sein de l’UE et les responsables canadiens ont minimisé l’importance de ce terme.
«Peu importe les noms ou la terminologie spécifiques. Ce qui compte, c’est l’impact que cela aura sur la vie des Canadiens, notamment des jeunes, en termes d’occasion d’étudier, de travailler et de voyager, ainsi que sur nos entreprises canadiennes en termes de nouvelles possibilités», a souligné M. Carney mardi, ajoutant que cela pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives en matière de recherche.
Le premier ministre a utilisé l’expression «alliance de l’avenir» pour décrire cet accord, qui a été rendu public pour la première fois lors de son intervention devant le Parlement européen à Strasbourg, en France, le mois dernier.
Le Canada a également évoqué la possibilité de rejoindre Erasmus+, le programme d’échange étudiant de l’Union européenne, qui offre des possibilités d’études et de formation dans les pays membres.
Le sommet de cette semaine se tiendra à l’occasion du dixième anniversaire de la signature de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne.
Neuf États membres de l’UE – la France, l’Italie, la Belgique, l’Irlande, la Pologne, la Bulgarie, Chypre, la Grèce et la Hongrie – n’ont pas encore ratifié cet accord commercial.

