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Le premier ministre de la C.-B. se rend en Chine pour promouvoir un projet de GNL

David Eby a précisé que la Chine est le deuxième plus grand partenaire commercial de la province et que l’objectif est d’étendre les relations au-delà des États-Unis.

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Le premier ministre David Eby s'exprime lors d'une conférence de presse à l'Assemblée législative de Victoria, en Colombie-Britannique, le jeudi 12 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Chad Hipolito Le premier ministre David Eby s'exprime lors d'une conférence de presse à l'Assemblée législative de Victoria, en Colombie-Britannique, le jeudi 12 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE (CHAD HIPOLITO)

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, a déclaré que son tout premier voyage commercial en Chine sera axé sur la promotion des produits forestiers de la province et de son secteur énergétique, notamment dans le cadre du développement du gaz naturel liquéfié (GNL). Il a dit aborder cette mission avec à la fois enthousiasme et prudence.

M. Eby s’est adressé aux journalistes samedi à l’aéroport international de Vancouver avant de s’envoler pour ce voyage qui le mènera à Pékin, Shanghai et Guangzhou.

Le premier ministre a précisé que la Chine est le deuxième plus grand partenaire commercial de la province et que l’objectif est d’étendre les relations au-delà des États-Unis afin de doubler le commerce international au cours de la prochaine décennie.

«Les Britanno-Colombiens ont demandé très clairement au gouvernement de s’employer à diversifier nos relations commerciales à travers le monde, a-t-il affirmé. Les États-Unis ont toujours été un très bon partenaire commercial pour nous, mais nous avons été trop dépendants des États-Unis.»

M. Eby a déclaré que le premier ministre Mark Carney avait «rouvert la porte» en tissant des liens avec la Chine, et que la Colombie-Britannique devait avoir sa place à la table des négociations pour saisir les opportunités économiques dans les secteurs du tourisme, de l’agriculture et de la sylviculture.

Il a ajouté que les droits de douane américains font «vraiment mal» au secteur forestier de la province, tandis que de nombreux emplois en Colombie-Britannique dépendent également des relations avec la Chine. Il espère donc voir levés les droits de douane chinois qui pèsent actuellement sur la province, notamment dans le secteur des produits de la mer.

M. Eby a rapporté avoir reçu des breffages de la Gendarmerie royale du Canada et du Service canadien du renseignement de sécurité avant son départ afin de s’assurer que «(son) équipe sache parfaitement comment minimiser les risques et maximiser les opportunités pendant ce séjour».

Il a expliqué que le gouvernement n’a pas publié l’intégralité de son itinéraire pour ce voyage en Chine afin d’éviter de donner aux concurrents d’autres provinces et pays un «avantage déloyal» potentiel, la mission visant à attirer des clients et à conclure des contrats pour les entreprises de la Colombie-Britannique.

M. Eby a affirmé que le «très gros poisson» qu’il cherche à décrocher lors de ce voyage l’amènera à rencontrer PetroChina pour discuter de la deuxième phase de l’extension importante de l’installation de GNL à Kitimat, en Colombie-Britannique, une décision finale d’investissement concernant ce projet étant attendue au cours de l’année.

«Cela représente environ 28 milliards $ de recettes provinciales destinées à financer les services publics. Rencontrer ces interlocuteurs et identifier les dernières préoccupations avant qu’ils ne prennent leur décision finale d’investissement est donc un autre exemple concret de ce que nous cherchons à accomplir ici», a-t-il souligné.

Il a précisé que son voyage, qui devait se dérouler du 27 juin au 3 juillet, était légèrement écourté à la demande du gouvernement fédéral afin de traiter le protocole d’entente de la province avec Ottawa concernant les grands projets.

«Il s’agira d’un accord entre nous et le gouvernement fédéral visant à garantir que la Colombie-Britannique obtienne la part qui lui revient dans les projets d’intérêt national, et que nous soyons traités de la même manière que les grands projets du Québec, de l’Ontario et de l’Alberta», a-t-il fait valoir.

«Compte tenu des sommes versées à Ottawa par les Britanno-Colombiens, il est essentiel que nous soyons traités de manière équitable par Ottawa.»