Le premier ministre désigné, Paul St-Pierre Plamondon, demande à ses troupes de rester «mobilisées» en prévision d’un éventuel nouveau rendez-vous électoral.
Entre-temps, l’assermentation des députés du Parti québécois (PQ) aura lieu le jeudi 15 octobre, et la présentation du conseil des ministres, six jours plus tard, le 21 octobre.
M. St-Pierre Plamondon avait convié ses 127 candidats vendredi à une rencontre post-élections dans un hôtel de Drummondville.
Il a dit vouloir dresser un bilan de la dernière campagne pour en tirer des leçons en laissant la parole tant aux candidats élus que défaits.
Lundi, le Parti québécois (PQ) a formé un gouvernement minoritaire, faisant élire 59 députés, contre 40 pour le Parti libéral, 19 pour le Parti conservateur et 9 pour Québec solidaire.
La Coalition avenir Québec a quant à elle été complètement rayée de la carte, ayant échoué à faire élire ne serait-ce qu’un seul député.
Dans son discours vendredi, M. St-Pierre Plamondon a affirmé que la réunion post-mortem devait aussi servir à expliquer «le déroulement des prochaines semaines».
«Nous, on va avoir une posture de collaboration, a-t-il dit. Est-ce que cette main tendue va être acceptée par les autres partis? Ça, ce n’est pas sous notre contrôle.
«Ça nous donne l’obligation également de demeurer mobilisés pour une campagne électorale pas à court terme mais éventuellement», a-t-il glissé.
La durée de vie d’un gouvernement minoritaire est de 18 à 24 mois en moyenne.
Échec à Québec: Gariépy blâme le 3e lien
Des candidats défaits comme Alex Boissonneault (Arthabaska) et Pascal Paradis (Jean-Talon) pourraient être mis à contribution d’ici la prochaine bataille électorale.
«Mon objectif, c’est de servir le Québec», a déclaré M. Boissonneault devant les journalistes, tandis que M. Paradis, lui, a préféré fuir les caméras.
Chose certaine, la région de Québec, où le PQ est absent, devra être représentée d’une façon ou d’une autre, selon la députée réélue de Terrebonne, Catherine Gentilcore.
«En aucun temps il est question d’abandonner les gens de la Capitale-Nationale, a-t-elle dit. Le comité de transition se penche sur la meilleure façon de (les) représenter.»
«Nous, on est là pour représenter... pas moi... le PQ... la famille du PQ... l’idée, c’est de représenter l’ensemble de la population», a balbutié M. Boissonneault.
Il a expliqué que, quatre jours après sa défaite, il était encore en train d’«adapter (s)on langage».
Le PQ a été sanctionné à Québec à cause de sa position sur le troisième lien Québec-Lévis, a dit croire le candidat défait dans Charlevoix—Côte-de-Beaupré, François Gariépy.
Rappelons qu’en fin de campagne, M. St-Pierre Plamondon a annoncé qu’un troisième lien ne se ferait pas dans le premier mandat d’un gouvernement du PQ.
«Je pense que des gens ont été déçus quand même de voir qu’on ne promettait rien pendant quatre ans», a analysé M. Gariépy en mêlée de presse vendredi.
«De voir que pendant quatre ans, on aurait peut-être une réflexion, du moins un statu quo, je pense que ça a déplu aux gens de Québec», a-t-il ajouté.
