Le ministre fédéral de la Défense nationale, David McGuinty, affirme que les militaires canadiens présents au Moyen-Orient sont hors de danger alors que les États-Unis et Israël poursuivent leurs frappes de missiles sur l’Iran.
M. McGuinty n’a pas répondu à la question concernant le nombre de militaires canadiens présents dans la région. Il s’est contenté de dire qu’il y en a «un certain nombre» («some»).
«Ils vont tous bien, ils sont hors de danger, et nous surveillons la situation de très près», a déclaré M. McGuinty en anglais lors d’une mêlée de presse à Sydney, en Australie, où il est en visite avec le premier ministre Mark Carney.
M. McGuinty a soutenu que l’assassinat du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, était une évolution positive.
«L’ayatollah Khamenei a été pendant de nombreuses décennies une force très puissante du mal en Iran et dans la région», a-t-il affirmé.
«Le Canada, depuis très longtemps, critique et est contre ce qui s’est passé en Iran depuis longtemps, des décennies. La population a beaucoup souffert, surtout les femmes», a-t-il ajouté en français.
M. Carney a donné son appui aux États-Unis et à Israël pour leurs frappes contre l’Iran, mais a tranché que le Canada ne s’impliquerait pas.
Devant les journalistes, M. McGuinty a réitéré que les Forces armées canadiennes (FAC) n’avaient pas participé à la préparation ou à l’exécution de l’attaque, et que le Canada n’avait pas été prévenu avant son déclenchement.
«C’est un moment important pour le Canada d’être là, mais je veux être en même temps très clair: les Forces armées canadiennes n’ont pas été impliquées, ne sont pas impliquées dans ce qui se passe maintenant en Iran», a mentionné le ministre.
M. McGuinty a ajouté que le gouvernement avait décidé «dès le début» de soutenir l’attaque, mais qu’il appelle également à une résolution diplomatique du conflit.
Le ministère de la Défense nationale n’a pas précisé combien de soldats canadiens sont stationnés dans chaque pays du Moyen-Orient. Il a seulement indiqué que les Forces armées canadiennes «évalueront tout impact potentiel sur le personnel des FAC dans la région».
Le porte-parole du ministère, Nick Drescher Brown, a déclaré: «La sécurité et la sûreté de tout le personnel des FAC déployé restent notre priorité absolue. Conformément aux procédures établies, les FAC ajustent leur présence et leur posture dans les lieux de déploiement selon les besoins.
«Tout le personnel des FAC dans la région est actuellement en sécurité et a été localisé. Pour des raisons de sécurité opérationnelle, les FAC ne divulguent pas les mesures spécifiques de protection des forces.
«Les FAC ne participent pas à l’opération Epic Fury menée par les États-Unis, et aucun membre des FAC n’a participé à sa planification.»
