Politique

Le PQ présentera Sandra Hernandez dans Taillon

«Je comprends la réalité» de la circonscription, a-t-elle plaidé.

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Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, présente la première candidate de son parti en vue des élections de l'automne prochain, Sandra Hernandez, lors d'une conférence de presse à Montréal, le mardi 20 janvier 2025. LA PRESSE CANADIENNE Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, présente la première candidate de son parti en vue des élections de l'automne prochain, Sandra Hernandez, lors d'une conférence de presse à Montréal, le mardi 20 janvier 2025. LA PRESSE CANADIENNE (Pierre Saint-Arnaud)

Le Parti québécois (PQ) misera sur une de ses recrues avec un pedigree international pour reprendre la circonscription de Taillon, en Montérégie, un bastion historique du PQ détenu par la Coalition avenir Québec (CAQ) depuis 2018.

Ce sera Sandra Hernandez, une aspirante présentée en janvier par le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon, mais dont il restait à déterminer la circonscription.

Il avait alors dévoilé avec fierté la candidature de cette représentante de l’Organisation des Nations unies (ONU), qui quittera donc bientôt son poste en congé sans solde et amorcera sa campagne sur le terrain, dès qu’elle sera choisie à l’investiture.

Dans une entrevue avec La Presse Canadienne diffusée vendredi, Mme Hernandez a expliqué qu’elle a été approchée par plusieurs exécutifs péquistes, mais qu’elle a choisi Taillon parce qu’elle en est originaire et qu’elle y a grandi.

«Je comprends la réalité» de la circonscription, a-t-elle plaidé, étant issue elle-même d’un milieu multiculturel, avec une mère québécoise et un père espagnol.

Elle a également rappelé le bagage historique de la circonscription.

«C’est un comté mythique, c’est le comté de René Lévesque, c’est le comté de la première première ministre au Québec, Pauline Marois, donc historiquement, c’est un comté qui est très favorable au PQ.»

Taillon est actuellement représentée par le député et ministre Lionel Carmant, qui a annoncé qu’il ne se représentera pas au scrutin d’octobre.

Paul St-Pierre Plamondon craint que le PQ soit espionné par Ottawa Alors qu’il se maintient en tête des intentions de vote et qu’il promet de tenir un référendum dans un premier mandat, le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, craint que son parti soit espionné par le gouvernement fédéral, arguant qu’Ottawa a déjà agi de la sorte dans le passé.

C’est donc dire qu’elle n’aura pas à tenter de déloger un ministre, mais le défi reste néanmoins réel, puisque la circonscription a quand même élu par deux fois un représentant de la CAQ.

Et un sondage a suggéré cette semaine une légère remontée du parti avec Christine Fréchette à sa tête.

«C’est une circonscription qui est absolument prenable», a toutefois fait valoir Mme Hernandez, en ajoutant qu’«on a quand même commencé à faire un peu de terrain et la réaction des gens est très positive».
À l’ONU, Mme Hernandez a eu un parcours de conseillère en affaires politiques, en affaires humanitaires, puis en affaires civiles.

Elle a travaillé principalement dans des missions de paix et de sécurité. Elle a été déployée notamment en Haïti, au Libéria, au Sahara occidental, en Afghanistan et en Colombie.

Le déclic qui a provoqué son retour au Québec? Quand elle lisait des manchettes sur le Québec à l’étranger et apprenait l’étendue de la crise de l’itinérance.

«C’était tellement choquant que je me suis dit: ‘ok, j’ai donné beaucoup à l’étranger, là, je reviens’, a-t-elle témoigné. Pour moi, c’est le bon moment pour revenir, c’est le temps d’aider au Québec.»

Mme Hernandez déposera donc sa candidature à l’investiture et si personne d’autre ne fait de même, après 15 jours, elle sera investie, sinon, une assemblée d’investiture aura lieu 25 jours après, a-t-elle expliqué.

Patrice Bergeron

Patrice Bergeron

Journaliste