Le chef conservateur Éric Duhaime a présenté samedi sa plateforme numérique qui permettrait d’accélérer et de sécuriser l’accès des citoyens aux services gouvernementaux.
Le Parti conservateur du Québec (PCQ) compte ainsi se diriger «vers l’accessibilité en ligne de presque tous les services gouvernementaux» et promet que «l’utilisation de fax dans les ministères sera chose du passé».
«Dans les dernières années, on a vu l’État québécois être en retard en matière technologique pour numériser notamment les services aux citoyens», a souligné M. Duhaime lors d’un point de presse à Inverness.
«On va devoir faire ce virage numérique là, qu’on le veuille ou non. L’État québécois doit arriver au 21e siècle et ça presse», a-t-il ajouté.
Le parti a résumé ses axes de travail dans une Charte du numérique en dix points.
D’après le porte-parole du parti en économie et en finances publiques, Adrien Pouliot, ces nouvelles mesures permettraient de réaliser des économies de 3,45 milliards $ en frais administratifs sur cinq ans.
«Ces économies sont fondées sur les expériences internationales. Partout dans le monde, on économise de l’argent et on gagne de l’efficacité grâce aux innovations numériques», a-t-il expliqué par communiqué.
Selon un calendrier de mise en œuvre du plan dévoilé par les conservateurs, la première vague promise d’économies aurait lieu en 2027-2028.
Pour arriver à son objectif numérique, le parti veut réduire le nombre d’exigences réglementaires de 30 % en quatre ans et donner ce mandat au Conseil du Trésor.
Il estime qu’il «est plus judicieux de réduire la quantité (des formalités administratives) avant de payer pour les numériser», d’après sa charte.
Il souhaite également développer une expertise numérique de l’État, en créant notamment un «statut d’expert numérique stratégique» au sein de la fonction publique.
L’inclusion de l’intelligence artificielle dans l’appareil gouvernemental fait aussi partie intégrante du plan numérique du PCQ, qui s’engage à le faire «avec supervision humaine».
Le Parti conservateur du Québec assure s’inspirer dans son plan des recommandations de la commission Gallant, qui s’est penchée pendant plusieurs mois sur le fiasco SAAQclic.
Il s’est notamment engagé à mettre en place un tableau de bord public pour chaque projet numérique jugé important, qui présenterait les coûts, les délais et les résultats.
M. Duhaime a fait campagne samedi dans la circonscription d’Arthabaska-L’Érable, où il n’était pas parvenu à se faire élire lors de l’élection partielle tenue l’année dernière.
Le chef conservateur passait sa journée dans cette circonscription alors qu’il devait aussi être présent au Festival du Boeuf d’Inverness.
