Politique

Le NPD accuse les libéraux de plier devant Trump en gardant le silence sur la CPI

Publié le 

La députée néo-démocrate Heather McPherson prend la parole lors d'une conférence de presse au Théâtre national de la presse, à Ottawa, le mercredi 3 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE La députée néo-démocrate Heather McPherson prend la parole lors d'une conférence de presse au Théâtre national de la presse, à Ottawa, le mercredi 3 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Spencer Colby)

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) estime que le soutien du gouvernement Carney au droit international sonne creux, tandis qu’il garde le silence sur les sanctions imposées par Washington à l’encontre d’une juge canadienne.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio affirme vouloir «démanteler» la Cour pénale internationale (CPI) et convaincre ses alliés de quitter cette organisation, qui a enquêté sur des Américains, mais qui n’en a poursuivi aucun.

La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, affirme que le Canada soutient le droit international et que la CPI ne devrait jamais être politisée, mais elle ne s’est jamais directement opposée aux sanctions imposées par Washington à l’encontre de la juge de la CPI originaire de Winnipeg, Kimberly Prost.

La juge de la Cour pénale internationale, Kimberly Prost, (à gauche) et l'édifice accueillant la CPI à La Haye, aux Pays-Bas. LA PRESSE CANADIENNE/photo fournie par la CPI (à gauche) et AP-Omar Havana (à droite) La juge de la Cour pénale internationale, Kimberly Prost, (à gauche) et l'édifice accueillant la CPI à La Haye, aux Pays-Bas. LA PRESSE CANADIENNE/photo fournie par la CPI (à gauche) et AP-Omar Havana (à droite)

La juge Prost conteste actuellement ces sanctions devant un tribunal de New York et l’ancien ambassadeur du Canada à La Haye a appelé Ottawa à déposer un mémoire en faveur de Mme Prost.

La ministre Anand affirme que le Canada soutient tous les juges de la CPI, quelle que soit leur nationalité, et qu’il n’est pas impliqué dans cette affaire.

Heather McPherson, porte-parole du NPD en matière d’affaires étrangères, affirme qu’Ottawa cherche à apaiser le président américain Donald Trump en ne prenant pas de mesures concrètes pour défendre le droit international, comme interdire aux entreprises canadiennes de se plier aux sanctions américaines.

Dylan Robertson

Dylan Robertson

Journaliste