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Le ministre Jean Boulet ne sera pas candidat aux prochaines élections

Pas moins de 30 élus caquistes ont annoncé au cours des dernières semaines qu’ils quittaient l’aventure de la CAQ.

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Le ministre du Travail, Jean Boulet, photographié lors d'une conférence de presse à Québec, le 21 avril 2026. LA PRESSE CANADIEMNE/Jacques Boissinot Le ministre du Travail, Jean Boulet, photographié lors d'une conférence de presse à Québec, le 21 avril 2026 | Crédit image - LA PRESSE CANADIENNE (Jacques Boissinot)

Le ministre du Travail, Jean Boulet, va quitter la vie politique à la fin de son mandat. Le principal intéressé en a fait l’annonce, mercredi matin, dans sa circonscription de Trois-Rivières.

Visiblement ému, M. Boulet a affirmé qu’il avait mûrement réfléchi sa décision et qu’il souhaitait tourner la page sur ce chapitre. 

Il a remercié l’ex-premier ministre François Legault pour son appui à travers les années et a tenu à réitérer sa confiance envers la première ministre actuelle, Christine Fréchette. 

«Elle a toutes les habiletés personnelles, professionnelles, pour continuer d’être une première ministre pour répondre aux besoins et aux aspirations des Québécois», a-t-il soutenu, précisant qu’il lui avait parlé plus tôt en matinée. 

Il a assuré que les difficultés de la Coalition avenir Québec n’avaient rien à voir avec sa décision.

«Je demeure confiant et optimiste envers l’avenir, c’est pas un élément qui a été déterminant dans mon processus de réflexion», a-t-il indiqué.

M. Boulet, un avocat en droit du travail, représente la circonscription de Trois-Rivières depuis 2018. 

Il a assumé les fonctions de ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale de 2018 à 2022, et a aussi ajouté l’Immigration, la Francisation et l’Intégration à ses responsabilités à partir de 2021, jusqu’aux élections de 2022.

Après avoir été réélu en 2022, il est redevenu ministre du Travail, mais a perdu ses autres responsabilités.

M. Boulet a piloté plusieurs projets de loi comme ministre du Travail, dont une réforme de la Loi sur l’assurance-parentale, la Loi sur l’encadrement du travail des enfants, ainsi que la controversée Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail – qui lui avait attiré les foudres des syndicats.

Après la victoire de Christine Fréchette à la tête de la Coalition avenir Québec (CAQ), plus tôt cette année, M. Boulet est devenu également ministre responsable des Relations canadiennes. 

Plus tôt ce mois-ci, Québec a d’ailleurs signé une entente de dix milliards $ sur dix ans avec Ottawa. Cet argent va notamment servir au transport collectif. 

Une trentaine de députés caquistes ont annoncé qu’ils ne se représenteraient pas aux prochaines élections.  

- Avec les informations de Caroline Plante

Thomas Laberge

Thomas Laberge

Journaliste