Le gouvernement fédéral a annoncé mercredi de nouvelles sanctions contre plusieurs hauts responsables iraniens et plusieurs entités dirigées par la République islamique «en raison de leur rôle dans la répression brutale» exercée contre la population.
Ces sanctions visent cinq hauts responsables iraniens de la sécurité et du gouvernement et cinq entités dirigées par l’État, a détaillé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, sans donner plus de précisions.
«Ces personnes et entités ont contribué aux efforts déployés par l’Iran pour réprimer la dissidence et restreindre les libertés fondamentales de la population iranienne, notamment au moyen de la surveillance numérique, de la censure, du recours illégal à la violence, de la détention arbitraire et de l’intimidation», a souligné le ministère.
Fin décembre, un mouvement de contestation initialement lancé contre la vie chère s’était rapidement mué en vastes manifestations antigouvernementales, qui avaient culminé les 8 et 9 janvier.
Le pouvoir a reconnu plus de 3000 morts, imputant les violences à des «actes terroristes» orchestrés par les États-Unis et Israël. Des ONG basées à l’étranger ont parlé elles d’une répression ayant fait des milliers de morts.
Des manifestations massives avaient également secoué le pays à partir de septembre 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune Kurde arrêtée pour avoir prétendument enfreint le strict code vestimentaire imposé aux femmes.
Depuis 2022, Ottawa indique avoir imposé un total de 24 séries de sanctions à l’encontre de 237 personnes et 265 entités iraniennes.
