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Le G7 va mettre sur le marché 100 millions de barils de pétrole

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Des réservoirs, à la raffinerie de pétrole Klesch (anciennement BP) où sont produits du diesel, de l'essence et du fioul domestique, à Gelsenkirchen, en Allemagne, vendredi 2 octobre 2026. AP/Martin Meissner Des réservoirs, à la raffinerie de pétrole Klesch (anciennement BP) où sont produits du diesel, de l'essence et du fioul domestique, à Gelsenkirchen, en Allemagne, vendredi 2 octobre 2026. AP/Martin Meissner (Martin Meissner)

Le Canada et les autres pays industrialisés membres du G7 ont convenu vendredi de mettre sur le marché 100 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers au cours des prochaines semaines.

Cet engagement prévoit notamment la mise sur le marché de quantités «substantielles» de gazole, alors que les prix de ce carburant ont récemment atteint des niveaux records aux États-Unis.

La guerre menée par le président américain, Donald Trump, contre l’Iran et celle que mène la Russie contre l’Ukraine ont toutes deux affecté l’approvisionnement mondial en pétrole.

Donald Trump a annoncé cette mesure vendredi sur les réseaux sociaux, et le G7 — qui regroupe le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Royaume‑Uni et les États‑Unis et l’Union européenne — a ensuite publié une déclaration commune.

Donald Trump a déclaré que la mise sur le marché du diesel aurait lieu «immédiatement», tandis que la déclaration du G7 promettait une «mise sur le marché substantielle et concentrée en début de période» de diesel dans les 20 prochains jours.

Le président américain, tout comme le Parti républicain, subit une forte pression pour remédier à la flambée des prix des carburants à l’approche des élections de mi-mandat du 3 novembre

Le Canada est le seul pays du G7 à ne pas disposer de réserve stratégique de pétrole, en tant que pays producteur et exportateur net de pétrole. Le gouvernement fédéral a annoncé en début d’année qu’il augmenterait sa production de pétrole afin d’apporter un supplément d’offre.

Un porte-parole du cabinet du ministre de l’Énergie, Tim Hodgson, a déclaré vendredi que le Canada coopérerait avec le G7 en coordonnant les calendriers de maintenance des raffineries de pétrole afin d’éviter qu’un trop grand nombre d’entre elles ne soient mises à l’arrêt en même temps.

Les raffineries de diesel canadiennes fonctionnent déjà toutes à un niveau proche de leur capacité maximale, a précisé le porte-parole.

Les prix de l’essence aux États-Unis et à l’étranger ont grimpé en flèche au cours de cette guerre de huit mois déclenchée par Donald Trump. Ce dernier a insisté sur le fait que ces hausses de prix se justifiaient par la nécessité de s’assurer que l’Iran ne se dote pas d’armes nucléaires.

Le prix moyen national d’un gallon de diesel aux États-Unis s’élevait vendredi à 6,37 $ US, en légère baisse par rapport au prix record de 6,52 $ US atteint le 22 septembre.

Selon le ministère des Ressources naturelles du Canada, le prix moyen du litre de diesel est passé de 1,52 $ CAN en janvier à 2,61 $ CAN actuellement. Le litre d’essence coûtait en moyenne 1,33 $ CAN en janvier, contre 1,83 $ CAN aujourd’hui.

Les dirigeants du G7 ont appelé l’Iran à rétablir pleinement la navigation dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour les exportations d’énergie et de matières premières. Depuis le début de la guerre en Iran, Téhéran contrôle et a parfois fermé le détroit en représailles aux frappes aériennes américaines.

«Nous saluons les efforts déployés par les États-Unis visant à garantir la libre circulation des biens dans le détroit d’Ormuz», peut-on lire dans la déclaration du G7 — qui n’a pas mentionné que Washington avait déclenché la guerre.

La France, qui assure la présidence tournante du G7, a publié ce communiqué. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) coordonnera les efforts visant à lutter contre la flambée des prix des carburants.

«Nous donnerons suite à nos engagements grâce à une mise sur le marché coordonnée de 100 millions de barils par l’intermédiaire de l’AIE. Cette mesure débutera immédiatement et s’étalera sur quatre mois. Elle prévoit également la mise sur le marché d’une quantité importante de diesel au cours des 20 premiers jours par les membres et partenaires du G7», précise la déclaration.

Certains républicains aux États-Unis ont appelé Donald Trump à interdire les exportations américaines de diesel afin de faire baisser les prix sur le marché intérieur. Mais la déclaration du G7 indique que le groupe, dont font partie les États-Unis, a également convenu de ne pas limiter les exportations d’énergie entre ses membres.

«Nous réaffirmons notre engagement à nous abstenir d’imposer toute restriction à l’exportation d’énergie et de produits énergétiques entre les pays du G7 et appelons tous les producteurs à s’abstenir d’imposer des interdictions susceptibles d’exacerber les tensions sur les marchés», peut-on lire dans le document.

Le ministre canadien de l’Énergie, Tim Hodgson, a assuré en début de semaine que le Canada disposait d’un plan d’urgence au cas où les États-Unis perturberaient l’approvisionnement en diesel. Le Canada exporte plus de diesel qu’il n’en produit, mais l’est du pays utilise bel et bien des importations provenant des raffineries américaines.

Le Canada a connu une hausse des prix, mais n’a pas subi de pénurie de diesel.

— Avec des informations de l’Associated Press