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Le Canada investit 11 G $ pour des brise-glaces construits au Québec

Le premier ministre Mark Carney en a fait l’annonce lundi midi, à Lévis, en compagnie de son homologue du Québec, Christine Fréchette.

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Le Canada investit 11 G $ pour des brise-glaces construits au Québec Voyez l'annonce de Carney et Fréchette à Lévis.

Alors que le Canada tente d’intensifier ses échanges commerciaux dans le monde entier, le gouvernement Carney investira plus de 11 milliards $ pour construire six brise-glaces pour la Garde côtière canadienne au Chantier Davie, à Lévis.

Le premier ministre Mark Carney en a fait l’annonce lundi midi, à Lévis, en compagnie de son homologue du Québec, Christine Fréchette.

Dans son discours, M. Carney a précisé que les démarches seraient effectuées rapidement, avec un premier bateau livré dans cinq ans. Toute la flotte est attendue cinq ans plus tard.

Les bateaux sillonneront l’océan Atlantique et le fleuve Saint-Laurent pendant l’hiver et se rendront dans la région arctique en été.

«Des Grands Lacs au Saint-Laurent, en passant par le Canada atlantique, ils contribueront à assurer la circulation maritime de près de 40 milliards de dollars de produits chaque année.»

—  Mark Carney, premier ministre du Canada

«Et dans l’Arctique, pendant la saison de navigation, ils ouvriront la voie aux navires qui transportent les fournitures, les marchandises et les travailleurs qualifiés sur lesquels les communautés du Nord comptent.»

Selon le premier ministre, la construction de ces brise-glaces permettra de créer et de maintenir près de 5000 emplois pendant la construction. Le gouvernement estime les retombées sur l’économie canadienne à 650 millions $ par année.

«C’est un contrat industriel historique, s’est réjoui la première ministre Fréchette. C’est un contrat qui va propulser à la vitesse grand V toute la région de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale.»

M. Carney et Mme Fréchette font cette annonce alors que le Canada est engagé dans une guerre commerciale avec les États-Unis. Après que les négociations canado-américaines eurent échoué vendredi dernier, l’administration Trump a imposé des droits de douane de 50 % sur une multitude de produits canadiens.

Le gouvernement Carney s’est engagé à riposter avec ses propres droits de douane en septembre, mais il cherche également à diversifier ses marchés.

Dans ce climat, Mme Fréchette a souligné l’importance de «créer de la stabilité» pour les entreprises, comme la Davie.

«Elle va permettre à Davie et à ses partenaires d’investir davantage dans la formation, la productivité et l’innovation», a-t-elle soutenu.

«Avec ce qui se passe dans le monde et la guerre tarifaire qui nous frappe, c’est clair, on doit continuer, pis regarder en avant et malgré tout, on doit continuer d’avancer.»