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L'armée pourrait déployer des stations de détection dans l'Arctique en 2027

Les installations prévues commenceraient au Yukon, près de la frontière avec l’Alaska, et s’étendraient le long de la côte arctique à travers les Territoires du Nord-Ouest.

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Un Hercules des Forces canadiennes largue des ravitaillements pour les troupes lors de l’opération Nanook, le mardi 26 août 2014, sur l’île de Baffin. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE Un Hercules des Forces canadiennes largue des ravitaillements pour les troupes lors de l’opération Nanook, le mardi 26 août 2014, sur l’île de Baffin. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Adrian Wyld)

La Défense nationale prévoit d’installer 47 stations de détection à travers le Nord dès l’été prochain afin de renforcer les capacités de surveillance et d’alerte précoce du NORAD, selon des documents réglementaires récemment publiés.

Les installations prévues commenceraient au Yukon, près de la frontière avec l’Alaska, et s’étendraient le long de la côte arctique à travers les Territoires du Nord-Ouest, jusqu’à Alert, au Nunavut, le point habité le plus septentrional du monde.

Baptisé «Projet Crossbow», ce plan prévoit l’utilisation d’avions Hercules et d’hélicoptères Chinook pour acheminer par voie aérienne des installations de capteurs passifs, qui ressemblent à de grands conteneurs maritimes reposant sur des pieds métalliques.

Les premiers déploiements pourraient débuter dès l’été prochain, la capacité opérationnelle initiale devant être mise en service en 2029, a indiqué la porte-parole de l’Aviation royale canadienne, la capitaine de corvette Melanie Aqiqi.

Dans une déclaration transmise par courriel, elle a précisé que le projet Crossbow «s’inscrit dans un réseau plus large de capacités visant à renforcer la connaissance du domaine aérien dans le Nord».

Les stations conteneurs fonctionneront à l’énergie solaire et éolienne, selon une série de documents du ministère de la Défense nationale déposés auprès d’un organisme de réglementation du Nunavut.

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Hormis quelques déploiements temporaires nécessaires à leur mise en place et un cycle de maintenance annuel, les installations resteront sans personnel tout au long de l’année.

«Cette capacité de défense (les capteurs de surveillance) fonctionnera au sein de systèmes de conteneurs autonomes, robustes et auto-alimentés, conçus pour un fonctionnement continu dans des environnements difficiles et des conditions arctiques extrêmes», peut-on lire dans l’un des documents.

Le gouvernement fédéral investit des milliards de dollars dans un effort plus large visant à moderniser les équipements du NORAD.

Le projet a été annoncé en 2022 par la ministre de la Défense nationale de l’époque, Anita Anand, dans le cadre du système de surveillance des approches nordiques, qui comprend le projet de radar «au-delà de l’horizon».

Mme Anand avait déclaré à l’époque que les capacités de ce projet conjoint canado-américain étaient classées, mais que ce nouveau réseau ajouterait «un niveau supplémentaire de détection» au NORAD.

Un dossier d’information soumis à la Commission d’aménagement du Nunavut indique que le projet revêt une «importance nationale» et que «les sites proposés sont nécessaires au fonctionnement global du réseau».

Parmi les sites répertoriés dans certains des plans déposés, deux se trouvent dans le parc national de Quttinirpaaq, sur l’île d’Ellesmere, et quatre au sein d’une réserve d’oiseaux migrateurs sur l’île de Banks. Les documents précisent que le projet ne devrait avoir que peu, voire aucun impact sur la faune.

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Deux systèmes de capteurs sont déjà installés à Alert, au Nunavut, et à Sachs Harbour, dans les Territoires du Nord-Ouest, précise l’un des documents.

Ces sites ont été choisis afin que la Défense nationale puisse facilement acheminer les conteneurs par avion en quelques jours seulement, bien que les raisons exactes de ce choix restent classées.

Le projet de capteurs devrait être achevé d’ici 2032. Une fois pleinement déployé, il devrait fonctionner pendant encore 20 ans.

Avec des informations de Nick Murray

Kyle Duggan

Kyle Duggan

Journaliste