Revue de l'année

L’année politique québécoise en cinq points

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L’année politique québécoise en cinq points Par Jean-François Poudrier | L’année 2025 aura été mouvementée pour les partis politiques de l’Assemblée nationale. Et 2026 ne risque pas de les épargner puisqu’il s’agit d’une année électorale. Voici les défis de chacune des formations politiques pour la prochaine année.

L’année 2025 aura été mouvementée pour les partis politiques de l’Assemblée nationale. Et 2026 ne risque pas de les épargner puisqu’il s’agit d’une année électorale.

Lors de la rentrée parlementaire en février, les différents partis de l’Assemblée nationale tenteront déjà de se préparer en vue du scrutin d’octobre prochain.

Voici les défis de chacune des formations politiques:

La CAQ en quête d’un miracle

La Coalition avenir Québec (CAQ) est en chute libre dans les sondages depuis un bon moment et a perdu une dizaine de députés depuis l’élection de l’automne 2022.

Cet automne, le gouvernement Legault a décidé de miser sur quatre thèmes: l’économie, la sécurité publique, l’identité et l’efficacité, avec en plus la création d’une première Constitution pour le Québec. Mais rien de tout ça n’a réussi à faire remonter la CAQ dans les sondages.

Pire encore, ils donnent l’impression de s’être écrasé dans les négociations avec les médecins, ce qui a mené à la démission du ministre de la Santé, Christian Dubé, quelques jours avant Noël.

François Legault atteint des sommets d’impopularité dans les sondages et à moins d’un revirement comme ce fut le cas à Ottawa en 2025, les chances de la CAQ en vue des prochaines élections semblent minces.

Un nouveau départ pour le PLQ

Rien ne va plus au Parti libéral du Québec (PLQ), qui pourtant avait remonté dans les sondages à la suite de l’élection de Pablo Rodriguez comme chef en juin dernier. Mais tout s’est écroulé en quelques semaines à cause des nombreuses allégations de dépenses inappropriées dans le clan Rodriguez lors de la course à la direction du parti.

La démission de Pablo Rodriguez permet au parti de tourner la page, mais les résultats des quatre enquêtes en cours vont planer au-dessus de la prochaine campagne à la direction du parti qui va s’amorcer à la mi-janvier.

Et pour l’instant, seul Charles Milliard semble être sur les rangs, même s’il n’a toujours pas confirmé qu’il se lançait

Le PQ tentera d’éviter les problèmes

Le Parti québécois (PQ) demeure bien confortablement en tête des sondages, et ce, même s’il continue de promettre un référendum au cours d’un premier mandat.

Le parti égrène tranquillement son livre bleu qui guidera ses décisions vers un Québec indépendant. Ce qui met aussi la table pour ce qui risque d’être la question de l’urne à l’élection du 5 octobre prochain.

Mais en politique, plusieurs choses peuvent arriver en huit mois en politique. Donc pour le PQ, l’enjeu sera surtout de ne pas se mettre les pieds dans les plats avant le déclenchement de l’élection.

QS devra trouver des solutions

L’année 2025 aura été une autre année difficile pour Québec solidaire (QS), déchirée par le beau risque du pragmatisme proposé par Gabriel Nadeau-Dubois (GND) en 2024.

C’est finalement la base idéologique du parti qui semble avoir gagné. GND a lancé la serviette au printemps. Le député Vincent Marissal l’a suivi à l’automne. Christine Labrie et Manon Massé ne reviendront pas et le parti est sous la barre des 10 % dans les sondages depuis plusieurs mois.

L’arrivée de Sol Zanetti comme co-porte-parole en novembre semble avoir marqué un virage vers la promotion de la souveraineté. Mais QS devra tenter rapidement de trouver une solution pour éviter le pire.

Un premier député élu pour le PCQ?

Finalement, pour le Parti conservateur du Québec (PCQ), ça risque de passer ou casser en 2026.

Le chef Éric Duhaime n’a pas réussi son pari de l’emporter dans Arthabaska cette année. Et malgré des rapprochements avec les anciens caquistes Youri Chassin et Maïté Blanchette Vézina, le Parti conservateur n’a toujours pas réussi à faire élire un député.

Les sondages montrent de possibles gains dans la région de Québec et en Beauce, mais un autre échec à faire élire un candidat en octobre pourrait mettre le parti en péril ou à tout le moins, son chef Éric Duhaime.